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26 novembre 2007

A little feeling of ... ze inconnus

Il y a comme un vent d'Auteuil Neuilly Passy qui souffle sur le rap. Entre Sevan, le wappeur du 16 qui a intégré la star ac et mon cousin Smoska qui a à peine intégré son prénom... mais peu importe, voici le dernier venu dans la cour des riches.

 

8869ae1197332c7acd8267117859c7f6.jpgC'est drôle, mais le début me fait penser à "Auteuil Neuilly Passy", et la fin me fait penser à "Un chagrin d'amour" (une samsonite oubliée sur le quai d'une gare...).

Reste plus que nous, si vous savez les gens normaux, les travailleurs, ceux qui gagnent leur vie normal, pas trop, pas non plus la misère. Ceux qui paient des impôts, qui se lèvent le matin, qui se rendent à un emploi qu'ils ont voulu, pour la plupart...8c22b68f1d2364f3f8fa1549366cbd29.jpg

 

 

 

Sur l'air de Kamini :

Dédicasse à tous ceux qui bossent pour gagner leur vie, ceux qui paient des impôts sur le revenu et pas sur la fortune, ceux qui prennent le métro sans se faire emmerder ni par les racailles ni par la police...

Je m'appelle Fanny

Je viens de Paris

 

(la suite au prochain épisode)

22 novembre 2007

Les relations humaines - la suite tant attendue

La semaine dernière*, nous vous expliquions comment améliorer vos relations interpersonnelles grâce à la mise en pratique de quelques principes simples issus de l’ouvrage de monsieur Dale Carnegie (mec bien dans ses pompes du 20ème siècle) intitulé « Comment se faire des amis ».

 

«Tu peux te faire plus d’amis en deux mois si tu t’intéresses aux autres qu’en deux ans si tu attends que les autres s’intéressent à toi.» Dale Carnegie.

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Un ouvrage bien pratique si, comme moi, vous vous êtes débrouillé pour perdre les vôtres au poker.

En suivant les 9 premiers principes, vous avez normalement retrouvé une vie sociale harmonieuse avec votre entourage. Vous vous sentez plus détendu, plus souriant, vos cheveux sont si brillants que plus personne ne vous cherche de poux, votre visage s’éclaire comme si vous mangiez des perles de lait dans un photomaton et vous avez des relations sexuelles régulières. Vous sentez mieux de sous les aisselles, vous n’avez plus de boutons et vous avez bon espoir que docteur House revienne sur les écrans. Cela vous fait déjà pas mal de changements. Mais il manque encore quelque chose… Cette semaine, nous allons étudier comment obtenir la coopération d’autrui et rallier les autres à votre point de vue. Ce qui pourrait se traduire par « comment se faire des amis super beaux qui sont d’accord pour que vous ayez toujours raison ».

 

Ces principes s’appliquent la plupart du temps lors d’une négociation, c'est-à-dire une conversation en face à face ou deux personnes qui ne veulent pas la même chose exposent leurs arguments jusqu’à ce que l’une des deux qui n’est pas vous abdique en étouffant quelques jurons. Cela peut s’appliquer à des relations sexuelles, pour répondre à la question de F. … de Paris…  ce qui revient à peu de choses près au même sinon que ce n’est pas toujours en face à face.

 

Passons à l’exposition des principes :

10 – Evitez les controverses, seul moyen d’en sortir vainqueur

Exemple : « moi j’évite toujours les voitures controverse la route »

 

11 – Respectez les opinions de votre interlocuteur, ne lui dites jamais qu’il a tort

Exemple : « Je respecte complètement tes salades opinions, même si elles ont autant d’intérêt que la carcasse d’un poisson mort. »

 

12 – Si vous avez tort, admettez le promptement et énergiquement

Toute la difficulté de ce principe réside dans une idée simple : comment je fais pour admettre promptement et énergiquement que j’ai tort si personne ne me le dit ? C’est pourquoi le principe suivant nous sera d’une grande utilité.

13 – Commencez de façon amicale

Exemple : « Corrige moi si j’ai tort mon bichon, et je me ferais un plaisir de l’admettre promptement et énergiquement, mais tu serais pas un peu con sur les bords ? »

 

14 – Posez des questions qui font dire oui immédiatement

Exemple :

Eviter « avoir une relation d’ordre sexuel avec ma personne céant là tout de suite, ça te provoque des trucs dans ton pantalon ou bien ? »

Préférez : « Tu aimes le sexe ? »

« oui »

« Tu aimes le sexe avec les femmes ?»

« oui »

« Tu es d’accord sur le fait que les femmes ne sont pas des hommes ? »

« oui »

« Tu es d’accord sur le fait que je ne suis pas un homme ? »

« euh … ouu…i … »

« hin hin »

 

15 – Laissez votre interlocuteur parler librement

De même que procédait Freddy Krueger, qui je le rappelle était une véritable référence en terme de négociation, n’hésitez pas à insister sur le cutter… oh pardon j’ai ripé, je voulais dire à insister auprès de votre interlocuteur sur le fait que parler en toute liberté est un droit inaliénable qui lui sera dévolu jusqu’à ce que la mort le sépare.

 

16 – Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui

Exemple : « Roooh dis donc, c’que t’es bien gaulé toi, r’gardez moi ces épaules »

« Meuhais nan, c’est les habits qui font ça »

« T’es modeste »

« Nan j’te jure, tu me verrais tout nu … »

« Oh dites donc mon coquin, faudrait voir à garder vos idées concupiscentes pour vous. Hein ! Je ne mange pas de ce pain là moi môsieur »

Sur la demande de la préfecture de police, je précise que « t’aimes ça salope » n’est pas une application valable du principe numéro 16, comme en attestent bien souvent les coups de griffes administrées par la petite personne qui se débat.

 

17 - Efforcez-vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur

Exemple : « Monsieur Lebanquier, moi aussi, si j’étais un gros vieux garçon frustré et sans avenir qui sent ses pets et dont le seul moment de joie de la journée consiste à mesurer la taille de sa crotte du matin, moi aussi j’aurais qu’une envie c’est de bloquer mon compte et de m’envoyer au contentieux comme une sale chipie qui n’a aucune notion de l’argent, mais je sens confusément que vous êtes capable de mansuétude … oui c’est ça de gentillesse… je sens que la pitié est l’apanage… le euh … des hommes comme vous monsieur Lebanquier… »

18 – Soyez réceptifs aux idées et aux désirs des autres

Exemple : « Tu veux bien faire la vaisselle ? »

« Non fais la toi, moi j’ai pas envie »

« Ah bon ? Et t’as envie de quoi ? »

« Euh … de regarder la télé »

« Vraiment ? »

« Oui oui »

« Ben moi aussi sauf que si je fais la vaisselle je pourrais pas, ALORS TU VAS FAIRE LA VAISSELLE  ! »

 

19 - Faites appel aux sentiments élevés

Exemple « Tu ne m’aimes pas, tu ne m’as jamais aimée. Je t’ai donné 10 ans de ma vie, je t’ai donné 3 enfants. J’ai été une épouse fidèle et serviable, et toi tu ne m’aimes pas !! »

« Mais si je t’aime euh  »

(voix suraigue) « NAAAAAAAN Tu m’aimes pas c’est tout !! »

« Mais comment faut que je te le dise ?!! »

« Euh … Fais la vaisselle pour voir ?! »

 

20 – Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l’imagination.

Exemple : « Chéri, regarde c’est Hollywood à la maison ce soir ! Si tu fais pas la vaisselle je te crève les yeux avec des cure-dents et je les fais bouffer à ta mère en lui disant que ce sont des boules de mozzarella.  »

 

21 - Lancez un défi

Et si ça ne fonctionne pas, insistez. Exemple : « J’parie que t’es pas cap de faire la vaisselle »

« Tu me prends pour ta bonniche ? »

« Chiche ! »

 

 

La semaine prochaine**, nous étudierons comment hypnotiser votre compte en banque.

 

 

* Licence poétique, traduisible par « il y a tellement longtemps que depuis tous vos cheveux sont tombés et la seule dent qui vous reste est encore plantée dans votre main»

** Façon de parler...

20 novembre 2007

Gamay ô grand Gamay

Sur la note précédent la note précédente (la simplicité c’est un peu comment dire : mon cheval de bataille et fontaine), j’arborais plus ou moins fièrement une réplique en pixel de ma tronche buvant du nectar de raison…sin, pardon.

 

Et je tenais à partager avec mon lectorat bien adoré le contexte d’une soirée où spirituel et spiritueux se sont mêlés en une folle danse gastr(onom)ique qui s’est terminée dans mon cul. Si c’est vrai en plus.

bb0e469999a3b15372382d20388dc8e8.jpgN’étant pas du genre à boustifayoter dans les after work et autres soirées mondaines, je me suis rendue à Place de Clichy, non pas pour y trouver Chouchou mais plutôt un restaurant, armée de ma petite sœur et de notre cousine, nous avons découvert sis une sorte de vieux bistrot parisien tout à fait charmant, de ceux où l’on vous change les couverts entre chaque plat, comme j’aime quoi. 

 

Are you talking to me ?

La nourriture était d’une fabulosité que Ratatouille à côté c’est l’histoire d’un fast-food, largement accompagnée d’un petit Gamay dont j’aimerais bien que vous me donniez des nouvelles parce que je pense souvent à lui.

C’est  peu près à la deuxième moitié de la première bouteille que nous avons eu l’idée de jouer à « Gamay ô grand gamay », un jeu simple sur le principe duquel on énonce une phrase de type « gamay (que vous remplacerez par jamais pour les gens qui boivent du Bourgogne) ô grand gamay, je n’ai participé à un concours de lancer de nains ». Celui qui donne tort à l’affirmation boit. En général, les affirmations tournent autour du sexe. Autant dire que j’ai rapidement été bourrée…

Le tout, parsemé de petits calembours bien noyés, lesquels je vous livre en vrac :

« Il ne faut Gamay dire Gamay »

« Demain ne meurt Gamay »

« Gamay sans ma fille »

« Mieux vaut tard que Gamay »

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Oh putain t'es souple !

C'est pas ma jambe c'est mon bras ...

 

 

 

 

Sous le regard hostile de notre voisine de table, vraisemblablement frustrée par le bel homme en face d’elle qui n’était pas son mari. Ou alors si mais très peu. Lequel en se levant, au lieu de poser galamment la fourrure sur les épaules de sa dame, préféra poser son fou rire (je soupçonne qu’il y pensait depuis l’apéro) puisqu’il me regarda, pointa vers moi son doigt mutin, mais à l’allure moite et me dit en riant « il n’est Gamay trop tard pour bien faire ». Ce à quoi j’ai répondu en montrant ma gorge comme une dinde en passe d’être gavée (si vous me permettez l’expression) et gloussant comme la même dinde en passe d’être fourrée (et si vous ne me permettez pas l’expression je m’en fous, voila).

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Regarde comme j'imite bien la dinde !

 

 

 

 

 

 

 

Je te passe le regard de la pécore d’en face et te propose, cher lecteur, de me faire part, toi aussi, de tes petits calembours de la Loire.

Et si j’obtiens de belles réponses, je vous raconte, demain, comment par la suite nous nous sommes

rendues dans un bar du côté de Pigalle, sur la route duquel j’ai eu la grande surprise de m’apercevoir le lendemain que j’avais acheté des choses … (alors si je suis pas la marketing queen là je veux bien que tu me paie une paire de chaussures tiens).

 

A suivre …

19 novembre 2007

Maître corbeau blablabla tenait en son bec une pizza quatre fromage

Comment j'ai réussi mon bizutage

 

Lorsque je suis arrivée dans les locaux parisiens devant abriter la suite de ma carrière, j'y ai découvert une tribu au sens aigu de la dérision (en gros, depuis deux mois ils font rien qu'à se fout' de ma gueule). La tribu m'accuellit à bras ouvert et néanmoins me menaça de me soumettre à la cruelle tradition du bizutage en effectuant une danse rituelle de mon choix.

Quelque choe lié à mes passions ou à mes origines.

Mon alors ok, niveau passion, j'ai bien réfléchi, il est hors de question que je leur fasse un strip tease (aaah coquine).

Niveau origine, ma foi la place de maghrébine étant déjà occupée, je ne pouvais pas leur montrer l'étendue de mon talent en terme de danse du ventre. L'étendue de mon ventre, si vous voulez.

Et tandis que j'étais prête à répéter assidument les mouvements de Rabbi Jacob, ou bien de ne pas me soumettre au bizutage, de prendre le risque que tout le monde me déteste, qu'ils m'oublient dans un placard, que je vieillise seule et que je finisse par tuer mes chiens à coup de couteaux. Sauf que j'en ai pas. De couteaux. J'ai trouvé l'idée qui allait m'éviter l'humiliation publique.

Enfin c'est l'idée qui m'a trouvée. Par l'entremuche de B-r-m et de Sylvain De Tribeca, noble du 21ème siècle qui me fait des offrandes pour que je bénisse son buziness avec mon influence inouïe sur au moins deux personnes en ce monde.

Hé ben quoi ? Ma petite soeur déjà elle écoute tout ce que j'y dis.

Bon bref, il m'a proposé de la pizze pour 12 à partager entre amis un soir. Ce à quoi j'y réponds que t'es bien sympa mais moi depuis que j'ai un travail, j'ai plus trop d'amis. Alors qu'y me dit "mais allons bon, nous te livrons dans ton travail pour que comme ça tes collègues ils croient... non, ils SAVENT que t'es trop une influente de la blogo et que c'était une sacré bonne idée de te prendre toi". Enfin il m'a pas dit tout ça, mais c'est un malin, je suis sûre qu'il l'a pensé.

Et donc j'ai dit "allez banco ma Brenda" (on est assez proches).

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Et vala qu'un vendredi... ou autre, arrivent comme par miracle (mais un miracle de 14h quand même, un peu avant que mes collègues se mettent à me manger des morceaux de bras) des pizzas pour 12 (et quand je dis pour 12, c'est douze comme moi, hein), des ailes de poulet, des potatoes (qu'on dit "potèytoz" hein, et pas "potatos" sinon le mec du café à Pigalle, il comprend pas (quel rapport ?)). Ainsi que des boissons, des glaces pas dégueulasses et un livreur tout joli qui prend des photos.

Allez mainant on dit : "oh puté qu'on a vite l'air con parfois" 

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Je ne suis pas sur cette photo
La grosse en boubou,
ce n'est pas moi
ok ?!
Et la photo est très mal prise ...
 Et en plus j'étais pas là...
Bref
Tout ça pour dire que ... si mon blog est un peu devenu le repère des adeptes du néant, c'est parce que tout va bien dans mon boulot, et ça c'est grâce à Domino's Pizza !
(chuis bonne en pub hein ?)

16 novembre 2007

Les raisins fermentés de la colère

cc2ea686e8f2487c5b008c2be194c1c8.jpgVous me connaissez... enfin, tu me connais... je peux bien te tutoyauter, cher lecteur, c'est qu'on est plus bien nombreux par ici. Bref je disais, tu me connais, en tant que blog à forte poitrine j'ai toujours plus ou moins développé une sorte de non-pensée apolitique, apostolique, apostrophique, post-apocalyptique et parfois un peu alcoolique quand la situation s'y prêtait.

Or aujourd'hui, alors que je cotoyais douloureusement le petit monde de la rue, je me pris à penser qu'en fait, vive la France quoi. Je veux dire, on a de la chance. Les irlandais en ont eu, les américains aussi, les allemands je t'en parle pas, les israeliens, les rwandais et même ceux du Darfour, ils positivent (oui ho ça va, elle est bien bonne tiens !) ET nous alors ? Ben nous depuis ceux de Saint Michel ... on avait guère grand chose à se mettre sous la plume.

 Alors nous pouvons remercier chaleureusement notre service public, après tout ça sert à ça ...

 

Dorénavant, nous aussi nous avons nos propres terroristes !!!

 

Et n'oubliez pas : inpaussible n'est pas français !

 

 

*l'abus d'alcool est dangereux pour la patience.

12 novembre 2007

A y est je la tiens

Ma Martine que j'ai tant cherché !

 

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ET en plus ça me rappelle CE TEXTE de CETTE AUTEURE qui a su ériger la modestie et l'humilité en art de vivre (ou pas).

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