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  • Pernod Hell


     

     Ou l'on ne vous parlera pas forcément de l'enfer de l'alcoolisme ni de la vie quotidienne de Nathalie Marquay.


    Chaque année c'est la même chose, chacun y va de sa petite lettre au père Nowel en espérant qu'un lecteur amouraché se prenne de lui offrir l'une ou l'autre de ses volontés.


    Or le Père Nowel, il en a ras la beubar de recevoir des quémendances pleureuses et des promesses de sagesse annulée. Le Père Nowël, il a dit que cette année, c'était lui, qui allait vous faire sa lettre.

    Et comme ici, il y a une rubrique spéciales "Courrier de pas tous les lecteurs" et que je suis un blog d'investigation ultra pointu dans le respect des faits bruts, ben normal, il me l'a envoyée à moi, sa lettre.

    "Cher tout le monde

    Cette année, j'ai été bien sage, j'ai posé tous les cadeaux dans la cheminée, bravant le feu, le vent, les chiens méchants et les nains de jardins. J'ai lu toutes vos lettres, même celles qui m'ont fait saigner du cerveau. J'ai reçu, et lu
    des lettres de menaces. J'ai tout essayé pour vous offrir ce que vous souhaitiez, surtout certain(e)s mais Julien Courbet il court super vite en fin de compte. J'ai même loué un renne-étalon arabe pour le pécho cet imbécile, mais il l'a semé, mon rennes Teukhar.

    Alors cette année, je me suis attaché les conseils d'une mère fou-et-tard.

     

     

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    Hmmm mouais, on va sérieusemet refondre ta politique de communication mon Pépère

    Et elle m'a dit "Ecoute chéri, paraît que c'est dans les vieux pots que tu fais des soupes qui sentent la vieille foune, alors voila ce que je te propose. J'ai la méga flemme cette année, mais tu vois, ça date pas d'hier que j'ai du génie mon gros. Ca fait bien des années que je me la donne en disant des trucs qu'après les avoir lus, tu te demandes comment tu faisais avant pour rire et pour réfléchir, tu see what I mean ma couille ? Faut être "aware" qu'il dit mon homme, et c'est pas la moitié d'un casse-noisette mon beau, hein, alors fais confiance. En 2004 je t'ai sorti un édito mon pote que ta mère elle aurait vendu sa gaine pour en avoir un comme ça encadré dans sa cuisine, au dessus de sa cocotte. Je te le fais boublech pour toi mon mignon, parce que ta voix elle me fait penser à mon nico. Mais nan pas sarkozy ducon, Nico le Corse de la starac, c'est un peu comme Nicolas le Jardinier sauf que le bruit il le fait pas avec le rateau sur les gravier, mais juste en ouvrant la bouche tu pige l'ancien ?

     Bon, c'est pas tout ça l'ancêtre mais j'ai un petit lutin avec un Parkinson sévère qui s'est coincé les doigts dans une position peu confortable,

     

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    J'aurais l'air un peu coinços sur cette tof que ça ne m'étonnerait guère.

     

    Allez zou ! 

    Je te copie-colle mon édito et je m'en retourne à ma boustifaille de Nowel.

    Ouais, moi aussi je t'adore t'es mon amour.

    Bisoubaille.

     

    Mielleux Noël (24 décembre 2004)

    Laissez-moi vous faire lecture d’une carte de Noël qui a réveillé en moi une sourde colère, agitée de ces petites pointes d'exaspération que l’on trouve couramment chez les gens aigris.


    «Joyeux Noël à mes amis de tous horizons !
    Tourné vers nous et vers les autres. Paradoxalement, c'est le même mouvement vers l’amour de Dieu, de soi, de son prochain (de son prochain quoi ?!!). Respect de l'autre dans ses différences, respect de toutes les faiblesses….. Recherche d'une conduite juste et d'autre part, lutte permanente contre nos propres manques, nos égoïsmes, nos aveuglements, oui nous sommes si imparfaits.
    Tout le monde a besoin de rêves, de mythes, d'espérances, de symboles… qui rappellent, suggèrent, montrent, révèlent, font espérer… Alors bon joyeux Noël (hein ?!) à vous tous et même à mes ennemis.
    Je t'embrasse très fort dans mon cœur

    Voilà. Carte de Noël typique, banale, affligeante et tellement mielleuse qu’elle m’en glissait des mains. Tiens, j’aurais même pensé qu’elle était signée Maya l’abeille, si seulement elle avait fait partie de mon cercle d’intimes.

    Mais nom d’un épicéa décoré ! (interjection de colère destinée à montrer que je sais que dans la tradition celte, l’épicéa remplaçait le sapin dans le coin de la hutte) L’esprit de Noël, je veux bien ! Aimons-nous autour d’une dinde farcie, pardonnons-nous autour d’un magnum millésimé et partageons, au petit matin, l’indispensable charbon de Noël !
    Mais diable, un peu moins d’hypocrisie ne fera pas disparaître les crevettes du plateau, que je sache !

    Alors moi aussi, je vous embrasse très fort dans mon cœur, je vous entends dans mon oreille, et je vous vois dans mes yeux, c’est vrai que j’aurai moins froid dans mes pieds depuis Noël puisque j’ai eu des bottes fourrées (oui !! celles qui sont à la mode ouiiiii...), mais j’aurai aussi plus de graisse dans mes fesses et moins d’argent dans mon compte. Je sais dans mon cerveau que le monde tournera dans le même sens le 26 décembre. Alors fi de ces simagrées, aimez-vous si vous voulez, mais surtout restez vous-même.
     
    En attendant je vous souhaite plein de bonheur avec ma bouche (mais pas dans ma bouche hein parce que ça va comme ça les saloperies).

     

    Fanny Berrebi