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26 mai 2008
La tentation de la télé
Voilà voilà : j'ai décidé de devenir riche. Parce que je voudrais m'acheter des bottes avec une vraie fermeture éclair tout du long du mollet. Pour cela, j'ai décidé de devenir producteureuse de télé-réalité.
Hélas, dans ma mission cathodique, j'ai un handicap énorme :
J'ai pas de d'argent.
Mais comme disait un dialecticien de la ritournelle qui fit les grandes heures de mes boutons d'acné : "C'est ta chance".
Cet épisode pourrait s'intituler : Comment le manque d'argent devient un formidable vecteur de créativité florissante et riche en amélioration visant à rendre la télévision, enfin, démocratique ?
Mais je trouverai un autre titre.
Je n'ai pas les moyens d'envoyer des poupées siliconées se faire échancrer la darne par des remugles de boys band à l'ombre des palmiers géant d'une île paradisiaque et donc, inaccessible au commun des motels ? Castagnette ! Je vais créer un programme à la fois proche du peuple et riche en possibilités, ou l'on s'apercevra qu'il est plus futé de mettre ensemble des gens réellement désespérés (facilite le rapprochement rapide) et un peu moches (moins exigeants sur la qualité du service) dans un pays froid (facilite le rapprochement tactile).
Bienvenue sur : Lille de la tentation
Présentation des couples :
Lafleur et Sandrine
Ensemble depuis 2 ans, Lafleur et Sandrine forment un couple très lié. Ils partagent un squat avec leurs amis Tchot Blaise et Papa tchutchu. Si pour Lafleur il existe de nombreuses tentations, pour Sandrine, la question ne s'est jamais posée, c'est pourquoi ils ont décidé de mettre son amour à l'épreuve.
Edmond et Rolande
Ils forment un couple fusionnel depuis près de 45 ans. Mais depuis que Rolande porte un dentier, Edmond s'inquiète, son absence de canine fait d'elle une redoutable proie pour les amateurs de fellation (indice audimat). Il a décidé de lui montrer que lui aussi pouvait plaire.
Poupine et Thierry
Dans sa jeunesse, Poupine a vécu un amour impossible avec une belette. Depuis, il a un mal fou à faire confiance. Au quotidien, Thierry tente de lui réapprendre l'amour depuis maintenant 5 ans. Ils espèrent ainsi consolider leur union.
Les Fatals Picard
Nous soupçonnons ces gens de ne pas être un vrai couple, quelques indices de ci de là nous mettant la puce à l'oreille, comme par exemple le fait qu'ils soient 5 et qu'ils soient tous des hommes. Mais en l'absence d'autres concurrents, nous leur avons accordé le bénéfice du doute, car nous sommes une chaîne qui sait prendre des risques.
L'aventure commence ici …
L'arrivée des couples se fait en fanfare à grand renfort de moulins à vent.
Si les filles sont timides, les hommes eux, ne mettent pas longtemps à rentrer dans l'ambiance.
Edmond : Hé la tchote, t'as une horloche à ton bracon ?
Sous-titre : (ma belle enfant, auriez-vous l'obligeance de m'indiquer l'heure qu'il est, s'il vous plaît ?)
Shaneton (tentatrice) : L'heure de bot un godet ptit viux !
(Quatre heures)
Edmond : Mi à quatre heures, j'archine eune bonne tartine
(Moi à quatre heures, je mange une bonne tartine)
Gisèle (tentatrice) : Quind un Ch'ti mi i'est'à l'agonie, savez vous bin che qui li rind la vie ? I bot un d'mi !
(Quand un Nordiste est à l'agonie, savez-vous ce qui lui rend la vie ? Il boit une bière !)
Edmond : Ca va èt'du propeuh c'soir, mon chuque.
(J'ai la sensation diffuse que je m'apprête à passer une soirée tout à fait délicieuse en votre compagnie, mes mignonnes.
Edmond (à part à Lafleur) : , j'min va mout ché vaques avin qu'y kèche deul'nèche.
(je vais traire les vaches avant qu'il tombe de la neige)
Pendant ce temps chez les filles, Rolande ne rencontre pas le succès désiré.
Rolande : C'te musique qu'i sifflotot commint ça me donne des envies de s'mette à'l'danser la polka du mineur.
(Edmond me manque terriblement)
Nathan (tateur) : Fais pas ton Brayou, Wassingue !
(je comprends ta peine, viens sur mon épaule, ne te conduis pas comme une éponge à laver le sol)
Rolande : Ti t'es d'min cuin ?
(Auriz-vous l'heur d habitervous aussi dans ma région ?)
Nathan : Vas mout tes glennes
(Je doute que cela vous concerne ma bonne dame)
Rolande : Tu veux une margnouffe ?
(Dites-donc Butor, votre réplique mérite un soufflet si je ne m'abuse !)
Nathan : Bourre, intique, intasse, t'occup'pon de ch'ti qui passe. Ravise et'neuche.
(Mange sans t'occuper du reste. Regarde ton auge, ne t'occupe pas des affaires des autres)
A suife
(La suite au prochain épisode)
17:18 Publié dans Pastiches et coups de pub | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : j'ai envie de ch'tier ... ah bravo madame
20 mai 2008
Veni, vidi, vici (je suis venue, je suis vidée, vivement la prochaine fois ?)
Introducon
J'ai donc participé à cette opération incroyable que l'on peut assimiler tantôt au loft, tantôt au terrible "On achève bien les chevaux" rapport au côté challenge, tel que me l'a expliqué un vieil italien rencontré dans la rue (absolument fascinant).
Voici donc, dans une note ultra longue, un résumé de ce que j'y ai vécu et survécu.
VENDREDI MINUIT
On achève bien les cheveux
Entrée dans la maison, on nous distribue illico tout un tas d'accessoires destinés à camoufler nos tronches de cakes nous grimer pour rigoler un peu plus. Après portage de deux perruques différentes pendant les 4 premières heures,
il fut avéré que l'utilisation des oreilles de lapin comme serre-tête était une action de première nécessité. 
Mon histoire d'amour
Heure + 1 après l'entrée dans la maison du lapin. J'erre dans les couloirs en quête d'une consolation à la contigüité du lieu qui attise ma claustrophobie. Je croise un regard, tout doux, un regard qui semble me dire "moi je peux t'aider". Je m'approche et là je fonds. On a passé la nuit à s'embrasser et il n'a plus quitté mes bras durant les 35 heures, c'est un peu le 29ème gagnant et chacun s'accorde à dire que lui et moi formons un couple adorable (de lapin (ça … c'est fait)).
Samedi matin
Atelier "match d'impro" avec Pierre et Alfred, totalement craquants (les deux) qui ont tout de suite repéré mes incroyables capacité d'actrice de kung fu.
Atelier "fleur de carotte" dont je garde le même souvenir que le cours que je suis pendant que je vous parle, autrement dit une voix d'homme en fond qui fait blablablablabla et moi qui me concentre sur autre chose tout en retenant l'envie de lui demander de se taire.
Samedi après-midi : Des seins animés (ou comment je suis faite violer par une masseuse)
Au programme du samedi : maquillage, manucures, soins du visage, massages … faute de bien achever les chevaux, on s'occupe bien des lapins chez Passage Piéton. C'est ainsi que je me retrouvai en compagnie de mon coup de coeur, mon double, mon jumeau, mon chouchou, ma fée :
On l'appelle la fée la pine
entre les mains expertes d'une orientale très très passionnée par son métier, recouverte d'une substance huileuse qui "ne tâche pas les vêtements" mais te donne l'allure d'une frite en goguette.
Le massage en lui-même fut déjà une sorte d'épreuve de force, entre les guilis, la sensibilité graisseuse, les tocs et autres phobies, j'étais déjà pas fort bien, mais quand la dame a commencé à me palper les nénés avec la sensualité d'une théière en fonte, j'étais aussi tendue de le string en papier qu'elle m'avait enjoint d'enfiler avant la séance de tripotage. Et c'est qu'elle insistait, la bougresse. Vas-y que je te plotte et te replotte et fais fi de tes poings serrés, tes jointures blanches et tes dents qui grincent. Mes tétons sont devenus sa pate à tarte et voila qu'elle s'en donnait à cœur joie tandis que je me demandais si c'était la tradition en matière de massage. Ce n'est que lorsqu'elle m'a écrasé sa poitrine sur le visage que je lui ai retourné un coup de tête avant de m'en aller, digne dans mon string en papier, retrouver ma fée qui lui, avait passé un bon moment avec Bernarda, sa masseuse muette.
Episode qui s'est terminé en chantant gaiement la pub végétaline dans le taxi du retour. Parce qu'on se laisse pas facilement achever par chez nous.
Blog poker tour
A peine remise de mon passage pas sage au massage, me voila assise à une table de poker, devant un croupier taquin, en compagnie de pleins de gens et notamment une finale entre l'excellente Azzed, championne de poker des communes
.
--> trop fooooorte
Samedi 21h30
Dîner en compagnie d'Amélimélo
Julio, qui a vraisemblablement fini par se prendre pour un lapin...
qui pose ici avec Cyrille, danseur de tecktonic vraiment impressionnant.
Le galant Raphael Gilmas et ses lunettes.
Et à ma gauche, un autre coup de cœur, l'adorable Thibaut, cousin officiel de notre Marlène nationale : 
Bouh ze suis fatiguééééééééé
Au programme, salades en tous genres et interview abandonnée en cours de route par Thien qui a préféré fuir devant mes assauts de fatigue verbale.
Interlude voiciste
Nous avons reçu la visite de Loana, qui pour ma part ne m'a marquée que par sa capacité à s'enfermer dans les water pendant 20 minutes avec son attachée de presse pour se "remettre du gloss" et ce toutes les 20 minutes, qui se fait houspiller en sortant par une blogueuse périmée du périnée (je tiens 35h sans dormir et même pas 20mn sans pisser … ouh la honte) et qui lui répond tout naturellement "ben oui mais moi je suis une people-star". Inutile de préciser que si c'était pas l'envie de soulager son organe pissoire, la blogueuse sus-dite lui en aurait fait part des vertes et des pas mûres sur son idée de la pipipole star.
Tout ça pour finir à tituber vaguement jusqu'à son attachée de presse qui rend au caniveau ce qui appartient à son estomac.
Je n'en reste pas moins fière de lui avoir personnellement fourni de quoi hydrater les lentilles qui lui donnent ce ragard si particulier.
J'ai écrit ragard ?
En effet, maintenant trouvez la bonne réponse et gagnez une nuit avec mon pied gauche :
- - C'est bel et bien une coquille et je pense sincèrement que Loana a un regard particulier.
- Ce n'est pas une coquille mais une figure de style utilisant à la fois le terme regard, hagard et ringard. Ce qui exprime, outre les substances illicites, toute la richesse intérieure de Loana qui est une personne très spiritueuse, finalement.
- - C'est une coquille involontaire, rattrapée par une explication sémantique alambiquée.
Merci tout de même à Laurent, digne représentant de la marque, que l'on pourrait aussi décrire par "une pile avec une houpette".
Et Sébastien sans qui mon passage à la postérité serait passé inaperçu :
la bonne, la brute et l'assistante ...
A part ça, j'ai écouté avec attention une très intéressante analyse des blogs par Sandrine qui pose avec Damien et sa chevelure qui n'a rien à envier à celle du très sympathique Nael
ici en train de causer avec la fameuse MH Bruel, Sardine et Morgane, qui semble hypnotisée (euh …).
Episode : "je suis ta tante"
Sinon aujourd'hui je vais très bien, j'ai eu mon neveu au téléphone. Après quoi, ma soeur m'a dit que c'était pas sympa de traumatiser un môme de 4 ans en imitant Dark Vador.
Conclusion intestinale
Il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment en compagnie de tous ces gens, que j'ai découvert et re-découvert des gens, tels que Miss Blablabla, avec qui j'ai retrouvé nos vieux rapports de coolitude et de sympathie (C'est que nous avons notre petit historique en matière de connassité féminine) et certainement la plus jolie fille de la maison.
Ici en compagnie d'Eric Litzler, regardant l'incroyable Mandragore transformer Romain Libeau en canapé de salon.
Il y avait aussi :
le deuxième vrai couple de la maison après Pinou et moi.
Géraldine qui nous a offert une représentation de Pôle dance inimitable
The Célinette qui m'a fait bien rigoler avec sa note du jour
Stan et Dam, qui sont un peu les Fontaine et Bataille de la blogosphère
Ainsi que Victor Tiblond.
Je remercie tous ces gens ainsi que Vincent, Fred, Marlène, Guillemette … et tous ceux qui ont fait de mon week-end une pure folie décadente.

15:45 Publié dans Duracell ô fan | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : cette note sera updatée au fur et à mesure que les souvenirs me
18 mai 2008
Oversode
Oualaaaaaaaaa, c'est finiiiiiiiiiiii
Décompte dans 3 minutes, taxi dans 15.
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
10:58 Publié dans Duracell ô fan | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : duracell, 35 heures, lapin, fini
Duracell m'a tuer
Plus que 6h30 avant la fin de l'aventure. Le sommeil est devenu un concept abscon (surtout con), une entité qui pourrait exister mais ne me concerne pas. Je suis peut-être déjà morte, ce qui expliquerait sans doute mon haleine.
Allez j'y retourne.
Ou ça ?
04:28 Publié dans Duracell ô fan | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : graffitis at autres considérations
17 mai 2008
Dur Duracell
Déjà presque 15 heures dans la maison de cet enfoiré de lapin.
Une bonne nouvelle en entraînant une autre j'ai eu la fierté et l'honneur de donner naissance à Lapinou junior (toutes les photos à venir).
En dehors de quoi, après une tentative infructueuse de tailler des carottes en fleurs, la découverte traumatisante de mon image à l'écran ainsi qu'une attaque d'hormones assez puissante m'obligeant plus ou moins à provoquer deux hospitalisations au sein de la maison, je me trouve actuellement dans un état de léthargie avancée.
Semblerait que je sois pas la seule si j'en crois les images du live, plus proches d'une journée au cybercafé que des bronzés, si vous voyez ce que je veux dire.
Quoi qu'il en soit l'expérience est somme tout intéressante, ne serait-ce que du point de vue culinaire ... non humain, je voulais dire humain ...
La suite ... je m'en souviens plus, c'est pourquoi je m'en vais chausser des lunettes noires pour aller "réfléchir au sens de la vie" sur un canapé isolé.
14:53 Publié dans Duracell ô fan | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : danger imminent, zone rouge, le poids des paupières, le choc du parterre
Duracell tique
En direct de la maison de lapin dans laquelle je me trouve depuis 5h et 40 minutes, j'ai déjà eu l'occasion de :
1 - changer deux fois de perruque au mépris complet de mon brushing d'enfeeeeer
2 - utiliser des oreilles de lapin comme serre-tête
3 - tomber amoureuse
4 - engager une relation sérieuse avec l'objet de mes désirs
5 - assumer avec le plus grand sérieux mon idylle avec un lapin footballeur
6 - chanter Macumba devant un parterre atterré
7 - me ramasser royalement en tentant une interprétation pourtant moult fois répétée de Poupine et Thierry en version orientale (voix de couscoussière comprise)
9 - faire de l'oeil à un joi serveur de jambon cru
10 - autant dire qu'à ce rythme, il s'en faut peu que je me retrouve demain à la même heure en train d'étrangler quelqu'un avec mon string
11 - et en plus je sais déjà qui
12 - non, pas de 12
13 - et donc forcément pas de 13 non plus
A suivre ...
05:45 Publié dans Duracell ô fan | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 35 heures du lapin, duracell
16 mai 2008
Duracell ô Fan
Plus que quelques heures avant mon entrée fracassante dans la maison du lapin sise 1 rue je-sais-pas-on-m'y-emmène dans le 5ème arrondissement pour y célébrer les 35 ans de Duracell.
Ce qui est sûr c'est que si cette opération ne sert pas ma renommée internEtionale (pas de faute d'orthographe non) je veux bien transformer ma citation "Coucher pour réussir c'est toujours un bon moyen de coucher" (vous avais dit que je la mettrais dans toutes mes notes) en "reste couchée, ça te réussit".
Je dis ça parce que je ne suis même pas entrée dans la maison que déjà, votre (pas tellement) humble serviteuse est déjà contactée pour réaliser tout un tas de conneries qui n'auront d'autre public que les égos surdimmensionnés qui composent la blogosphère, autrement dit pas grand monde, et c'est pas plus mal.
Je dis ça aussi pour moi.
Surtout pour moi.
Je suis ma plus grosse fan(ny), c'est bien connu.
C'est pourquoi je me souhaite bonne chance et beaucoup de zenitude et vais tâcher dès maintenant d'accumuler suffisamment d'heures de sommeil pour ne mordre personne avant la 25ème heure.
C'est pas gagné, comme disait Poulidor...
12:40 Publié dans Duracell ô fan | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 35 heures du lapin
07 mai 2008
Folle story
Comment je vais réaliser un désir au moins aussi ardent qu'incongru.
Depuis l'avènement de la télé-réalité, marqué par l'apparition sur nos écrans de la splendide abrutie congénitale que sa môman surnommait "miettes" parce que ses gros nichons l'empêchaient d'essuyer la table correctement, j'entretiens en secret le rêve absurde d'entrer dans une maison entourée d'un certain nombre de personnes, de caméras et de toutes ces attentions qui font que tu es une star en devenir.
Parce que j'ai toujours trouvé très attirante l'idée d'être une star en devenir, et encore plus attirante l'idée de le devenir en restant allongée au soleil à faire croire au monde que je suis une personne foudroyante de drôlitude. Mais pas que. C'est aussi, et surtout pour entrer dans l'histoire de la casserole télévisuelle, en inscrivant mon désormais célèbre "Coucher pour réussir c'est toujours un bon moyen de coucher"* dans le quid des plus inoubliables aphorismes que nous ont offert les différents remugles de ces divertissements télévisuels.
Je nous voyais déjà, ma pensée fulgurante et moi-même, trônant aux côtés des sentences inoubliables des plus grands, des plus petits et dorénavant des plus gros, donc, juste entre "ah bah le plat il a tombé" et "tu les emmerde avec un grand A", faisant la joie des enfants de la télé.
Il va sans dire que mon infaillible plan media avait omis certains détails de poids, de soupe-au-laitisme et de tonalité vocale qui font que je suis une personne très calme, sauf la plupart du temps, en vérité.
Ceci explique sans doute que ma première réaction lorsque je fus contactée pour participer à la première opération de web-réalité fut "oh mais bien sûr que vous pouvez m'appeler pour m'en parler, mais pas le matin, merci".
Cependant, succombant aux sirènes de la médiatisation, briguant moi aussi mes 15 minutes de gloires assignées par le Dieu Warhol, j'acceptai, non sans prévenir ma formidable interlocutrice que tout cela pouvait finir en bain de sang.
C'est pourquoi vous pourrez bientôt m'apercevoir dans la maison du lapin, entourée de 34 autres blogueurs, et ce pendant 35 heures (où l'on s'aperçoit que la jeunesse actuelle se moque bien des objectifs de la loi Aubry : se reposer plus pour gagner plus d'agios sur ton compte en banque).
Le but de l'opération étant de rester éveillée pendant 35 heures, je peux facilement prédire une heure ou deux de sympathie souriante, quelques cabrioles verbales, une touche de ce rire inimitable qui fait groin groin, savamments distillé grâce à mes copines présentes, un soupçon d'animation et enfin, une lente descente aux enfers allant du silence hébété au panneau "ne mets pas ton visage près de la Fanny, tu risque de te faire pincer très fort" et s'il me reste un soupçon d'humour, j'illustrerai la chose avec un petit lapin se faisant bouffer la tronche de même que ces connards de la RATP ne se sont pas gênés pour traumatiser toute une génération. Le tout entrecoupé de longues disparition où j'invoquerai une terrible gastro pour aller ronquer en douce dans les toilettes du lieu, et l'affaire sera conclue, je pourrai m'en retourner à mon anonysme (et pourquoi pas à mon onanisme aussi) chargée d'une amertume diffuse que j'irai noyer dans le civet de ma grand-mère.
Rendez-vous vendredi 16 mai à minuit.
* j'ai parié que je le mettrais dans toutes mes notes jusqu'à son EVENEment.
16:39 Publié dans Duracell ô fan, Polésie et humeurs du jour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : maison du lapin, poupine et thierry, télé réalité, boileau anna et jean edouard



















