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  • La tentation de la télé

    Voilà voilà : j'ai décidé de devenir riche. Parce que je voudrais m'acheter des bottes avec une vraie fermeture éclair tout du long du mollet. Pour cela, j'ai décidé de devenir producteureuse de télé-réalité.

    Hélas, dans ma mission cathodique, j'ai un handicap énorme :

    J'ai pas de d'argent.

    Mais comme disait un dialecticien de la ritournelle qui fit les grandes heures de mes boutons d'acné : "C'est ta chance".

     

    Cet épisode pourrait s'intituler : Comment le manque d'argent devient un formidable vecteur de créativité florissante et riche en amélioration visant à rendre la télévision, enfin, démocratique ?

     

    Mais je trouverai un autre titre.

     

    Je n'ai pas les moyens d'envoyer des poupées siliconées se faire échancrer la darne par des remugles de boys band à l'ombre des palmiers géant d'une île paradisiaque et donc, inaccessible au commun des motels ? Castagnette ! Je vais créer un programme à la fois proche du peuple et riche en possibilités, ou l'on s'apercevra qu'il est plus futé de mettre ensemble des gens réellement désespérés (facilite le rapprochement rapide) et un peu moches (moins exigeants sur la qualité du service) dans un pays froid (facilite le rapprochement tactile).

     

    Bienvenue sur : Lille de la tentation

     

    Présentation des couples :

     

    Lafleur et Sandrine

    Ensemble depuis 2 ans, Lafleur et Sandrine forment un couple très lié. Ils partagent un squat avec leurs amis Tchot Blaise et Papa tchutchu. Si pour Lafleur il existe de nombreuses tentations, pour Sandrine, la question ne s'est jamais posée, c'est pourquoi ils ont décidé de mettre son amour à l'épreuve.

     

    Edmond et Rolande

    Ils forment un couple fusionnel depuis près de 45 ans. Mais depuis que Rolande porte un dentier, Edmond s'inquiète, son absence de canine fait d'elle une redoutable proie pour les amateurs de fellation (indice audimat). Il a décidé de lui montrer que lui aussi pouvait plaire.

     

    Poupine et Thierry

    Dans sa jeunesse, Poupine a vécu un amour impossible avec une belette. Depuis, il a un mal fou à faire confiance. Au quotidien, Thierry tente de lui réapprendre l'amour depuis maintenant 5 ans. Ils espèrent ainsi consolider leur union.

     

    Les Fatals Picard

    Nous soupçonnons ces gens de ne pas être un vrai couple, quelques indices de ci de là nous mettant la puce à l'oreille, comme par exemple le fait qu'ils soient 5 et qu'ils soient tous des hommes. Mais en l'absence d'autres concurrents, nous leur avons accordé le bénéfice du doute, car nous sommes une chaîne qui sait prendre des risques.

     

    L'aventure commence ici …

     

    L'arrivée des couples se fait en fanfare à grand renfort de moulins à vent.

    Si les filles sont timides, les hommes eux, ne mettent pas longtemps à rentrer dans l'ambiance.

     

    Edmond : Hé la tchote, t'as une horloche à ton bracon ?

    Sous-titre : (ma belle enfant, auriez-vous l'obligeance de m'indiquer l'heure qu'il est, s'il vous plaît ?)

    Shaneton (tentatrice) : L'heure de bot un godet ptit viux !

    (Quatre heures)

    Edmond : Mi à quatre heures, j'archine eune bonne tartine

    (Moi à quatre heures, je mange une bonne tartine)

    Gisèle (tentatrice) : Quind un Ch'ti mi i'est'à l'agonie, savez vous bin che qui li rind la vie ? I bot un d'mi !

    (Quand un Nordiste est à l'agonie, savez-vous ce qui lui rend la vie ? Il boit une bière !)

    Edmond : Ca va èt'du propeuh c'soir, mon chuque.

    (J'ai la sensation diffuse que je m'apprête à passer une soirée tout à fait délicieuse en votre compagnie, mes mignonnes.

    Edmond (à part à Lafleur) :  , j'min va mout ché vaques avin qu'y kèche deul'nèche.

    (je vais traire les vaches avant qu'il tombe de la neige)

     

     

    Pendant ce temps chez les filles, Rolande ne rencontre pas le succès désiré.

     

    Rolande : C'te musique qu'i sifflotot commint ça me donne des envies de s'mette à'l'danser la polka du mineur.

    (Edmond me manque terriblement)

    Nathan (tateur) : Fais pas ton Brayou, Wassingue !

    (je comprends ta peine, viens sur mon épaule, ne te conduis pas comme une éponge à laver le sol)

    Rolande : Ti t'es d'min cuin ?

    (Auriz-vous l'heur d habitervous aussi dans ma région ?)

    Nathan : Vas mout tes glennes

    (Je doute que cela vous concerne ma bonne dame)

    Rolande : Tu veux une margnouffe ?

    (Dites-donc Butor, votre réplique mérite un soufflet si je ne m'abuse !)

    Nathan : Bourre, intique, intasse, t'occup'pon de ch'ti qui passe. Ravise et'neuche.

    (Mange sans t'occuper du reste. Regarde ton auge, ne t'occupe pas des affaires des autres)

     

     

    A suife

    (La suite au prochain épisode)