25 décembre 2007
Pernod Hell
Ou l'on ne vous parlera pas forcément de l'enfer de l'alcoolisme ni de la vie quotidienne de Nathalie Marquay.
Chaque année c'est la même chose, chacun y va de sa petite lettre au père Nowel en espérant qu'un lecteur amouraché se prenne de lui offrir l'une ou l'autre de ses volontés.
Or le Père Nowel, il en a ras la beubar de recevoir des quémendances pleureuses et des promesses de sagesse annulée. Le Père Nowël, il a dit que cette année, c'était lui, qui allait vous faire sa lettre.
Et comme ici, il y a une rubrique spéciales "Courrier de pas tous les lecteurs" et que je suis un blog d'investigation ultra pointu dans le respect des faits bruts, ben normal, il me l'a envoyée à moi, sa lettre.
"Cher tout le monde
Cette année, j'ai été bien sage, j'ai posé tous les cadeaux dans la cheminée, bravant le feu, le vent, les chiens méchants et les nains de jardins. J'ai lu toutes vos lettres, même celles qui m'ont fait saigner du cerveau. J'ai reçu, et lu des lettres de menaces. J'ai tout essayé pour vous offrir ce que vous souhaitiez, surtout certain(e)s mais Julien Courbet il court super vite en fin de compte. J'ai même loué un renne-étalon arabe pour le pécho cet imbécile, mais il l'a semé, mon rennes Teukhar.
Alors cette année, je me suis attaché les conseils d'une mère fou-et-tard.
Hmmm mouais, on va sérieusemet refondre ta politique de communication mon Pépère
Et elle m'a dit "Ecoute chéri, paraît que c'est dans les vieux pots que tu fais des soupes qui sentent la vieille foune, alors voila ce que je te propose. J'ai la méga flemme cette année, mais tu vois, ça date pas d'hier que j'ai du génie mon gros. Ca fait bien des années que je me la donne en disant des trucs qu'après les avoir lus, tu te demandes comment tu faisais avant pour rire et pour réfléchir, tu see what I mean ma couille ? Faut être "aware" qu'il dit mon homme, et c'est pas la moitié d'un casse-noisette mon beau, hein, alors fais confiance. En 2004 je t'ai sorti un édito mon pote que ta mère elle aurait vendu sa gaine pour en avoir un comme ça encadré dans sa cuisine, au dessus de sa cocotte. Je te le fais boublech pour toi mon mignon, parce que ta voix elle me fait penser à mon nico. Mais nan pas sarkozy ducon, Nico le Corse de la starac, c'est un peu comme Nicolas le Jardinier sauf que le bruit il le fait pas avec le rateau sur les gravier, mais juste en ouvrant la bouche tu pige l'ancien ?
Bon, c'est pas tout ça l'ancêtre mais j'ai un petit lutin avec un Parkinson sévère qui s'est coincé les doigts dans une position peu confortable,
J'aurais l'air un peu coinços sur cette tof que ça ne m'étonnerait guère.
Allez zou !
Je te copie-colle mon édito et je m'en retourne à ma boustifaille de Nowel.
Ouais, moi aussi je t'adore t'es mon amour.
Bisoubaille.
| Mielleux Noël (24 décembre 2004) Laissez-moi vous faire lecture d’une carte de Noël qui a réveillé en moi une sourde colère, agitée de ces petites pointes d'exaspération que l’on trouve couramment chez les gens aigris. «Joyeux Noël à mes amis de tous horizons ! Voilà. Carte de Noël typique, banale, affligeante et tellement mielleuse qu’elle m’en glissait des mains. Tiens, j’aurais même pensé qu’elle était signée Maya l’abeille, si seulement elle avait fait partie de mon cercle d’intimes. Mais nom d’un épicéa décoré ! (interjection de colère destinée à montrer que je sais que dans la tradition celte, l’épicéa remplaçait le sapin dans le coin de la hutte) L’esprit de Noël, je veux bien ! Aimons-nous autour d’une dinde farcie, pardonnons-nous autour d’un magnum millésimé et partageons, au petit matin, l’indispensable charbon de Noël ! Alors moi aussi, je vous embrasse très fort dans mon cœur, je vous entends dans mon oreille, et je vous vois dans mes yeux, c’est vrai que j’aurai moins froid dans mes pieds depuis Noël puisque j’ai eu des bottes fourrées (oui !! celles qui sont à la mode ouiiiii...), mais j’aurai aussi plus de graisse dans mes fesses et moins d’argent dans mon compte. Je sais dans mon cerveau que le monde tournera dans le même sens le 26 décembre. Alors fi de ces simagrées, aimez-vous si vous voulez, mais surtout restez vous-même.
Fanny Berrebi |
10:08 Publié dans Courrier de pas tous les lecteurs | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
29 août 2007
Campagne lectorale
Où devant l'absence de courrier des lecteurs, nous avons décidé d'écrire aux lecteurs pour voir s'ils allaient nous répondre.
Mon cher lecteur
Tout d'abord je vous prie de recevoir mes sincères excuses pour êtres indûment revenue de vacances il y a déjà plus d'une semaine, alors que rien, dans l'existence de ce blog, ne laissait supposer que son auteure put être encore en vie.
Si je n'ai point donné fort de mes nouvelles ces derniers temps c'était pour des raisons qui sont au nombre de plusieurs.
L'une d'elles, notamment (celle que personnellement je trouve la meilleure, tandis que ma petite soeur préfère celle où je dis que j'ai été victime d'une attaque de CAPS LOCK mais passons) implique une sombre histoire de contrefaçon et de déni de grossesse que je ne peux développer pour des raisons pertinentes (dont ma préférée est la perspective de ne pas aller en prison. Mais passons).
Disons que pour résumé, j'ai passé environ trois semaines à ne rien faire, suivies d'une semaine à ne rien faire, lesquelles m'ont à peine laissé le temps d'inventer une quelconque excuse à base de travail et de fornication, la preuve.
Rien de notable à l'horizon, donc, même plus Fort Boyard qui a égayé chacun de mes réveils pendant ces vacances, que j'ai passé à m'agiter dans tous les sens possibles, sauf ceux qui dépassent la zone de ma serviette, sinon ça fait du sable et ça gratte.
Je suis donc de retour, prête à en découdre avec les calembours et les feuilles de style (une nouvelle déco prévue pour dans bientôt).
En m'excusant d'avance pour tout ce que je ne vous raconterai pas, comme par exemple que l'empereur Hannibalus Pudelanus est lui aussi revenu de vacances avec du vent pleins les fesses.
(Où l'on s'aperçoit que Fanny a des trucs à vous dire sur son chef)
Maintenant, vous pensez bien que si je reviens aujourd'hui toute regonflée d'envie et de 3 kilos, c'était pour vous annoncer un truc d'envergure. Un évènement du genre qui va faire goomer la foule qui jump si tu ouas ce que je veux dire. Et cet évènement, c'est pas rien, laisse moi t'en faire part histoire que tu sois un minimum préparé mon petit/ma grosse/mon biquet/toi là bas.
Et c'est : j'ai appris d'où vient l'expression "Dans ton cul"
Spécial dédicasse-léburne à ma KIKIR qui m'a manquéqué.
Pour la petite histoire : l'expression "Dans ton cul" vient du film Rambo 3, quand le gentil colonel Moutarde ou Mac dermott, ou Melisandre, je sais plus, se fait torturer la couenne par un méchant qui lui demande ou il a mis les satellites (rien que ça).
Extrait :
- Alors fucking mother fucker, ils sont où les fucking mother satellites fucker ?
- Pas très mother fucking loin
- Ou ça ?
- T'as oublié un truc là ?
- Ah oui pardon : Où ça mother fucker ?
- In Uranus
Les responsables du sous-titrage français étant des gens prudes, ils ont choisi d'adapter librement le dialogue dont voici le sous-titrage d'origine :
Alors blanc bec ! Mais y sont où, Mais y sont ooouuuu... Mais y sont oooou les parisiens ?
- A Paris
- Et les satellites ?
- Dans ton cul
Voila voila
Sur ce si tu pouvais me répondre avant la prochaine éclipse, ce serait vraiment ravissant de ta part ...
Bisous
Nif Nif
16:16 Publié dans Courrier de pas tous les lecteurs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
11 septembre 2006
J’ai décidé de m’écrire (cette fois c’est la bonne (du curé))
Chère moi-même
Devant le manque d’implication évident dont fait preuve ton lectorat, je décidai par vote à main levé pendant lequel la totalité de ma main droite s’est levée comme pour dire d’une seule voix, qu’il était préférable (de lapin) de mettre son immobilisme sur le compte de l’incrédulité (citron).
Ainsi, il est de mon devoir de montrer l’exemple, et pour prouver ma bonne foi, m’en vais m’auto-conseiller sur un sujet grave.
Pour des raisons évidentes de confidentialité, j’ai ôté du message que je me suis envoyé certains détails qui pourraient s’avérer gênants pour moi-même, comme je le ferais avec tous les courriers que vous m’enverrez.
Le sujet grave : Voilà, moi-même, j’ai un problème (c’est gentil de préciser j’aurais presque pu croire que tu m’écrivais pour débrider ton stylo neuf). J’ai 28 ans, bientôt j’en aurais 29 (ah tiens, t’as pas de chance toi, tu vieillis) et… bien que cela me gène terriblement d’exposer mes histoires de fesses, je dois te parler car je vis une situation intolérable (de la pin ?).
…
Cela fait des semaines que ça dure. Je ne sais plus par quel bout prendre le truc (tu veux un dessin ?).
…
C’est tellement douloureux que la simple perspective d’y aller me fais plus peur que si on me proposait de me démaquiller avec du White Spirit (en effet).
…
Ma chère moi-même, j’ai besoin de toi, peux-tu me dire ce que je dois faire, qui dois-je aller voir ?
Merci encore moi-même pour toute l’aide que tu m’apportes.
La réponse avisée : Chère moi-même,
Apparemment tu souffres. Je sais, je suis perspicace, c’est mon boulot. Tu n’as pas idée à quel point je comprends ta douleur. Je sais, je suis empathique, c’est mon boulot.
Tu as mis le doigt sur un problème qui concerne beaucoup plus de gens qu’on ne le pense, et pour cela, je dois te remercier et aussi te demander d’aller te laver les mains, s’il te plaît.
Les hémorroïdes se traitent facilement, et pour cela tu as plusieurs manières de procéder : tu peux aller voir un généraliste qui te donnera un traitement. L’avantage c’est qu’il n’auscultera pas l’endroit, t’évitant ainsi l’humiliation de la position dite du « lotus en pleine éclosion ». L’inconvénient, c’est que pour compenser, il t’abreuvera de questionnements savants et de solutions scientifiques propres à te dégoûter à tout jamais de toi même. Pour allier la pertinence à l’exhaustivité, je te livre ici-même une partie de ces éléments, recueillis après une enquête approfondie (mais pas tant que ça) : « blablabla … réduire l’inflammation dans l’anus… blablabla … ramollir les selles … blablabla … suppositoire …. Blabla … côté plat d’abord… blablabla … aux toilettes … une éponge … blablabla … toujours la même (et là théoriquement tu penses « il plaisante la ? ») … blabla nettoyer doucement … blablablabla … manger des fibres … blablabla ça vous fera 20 euros ».
Si cette option tu choisis, penses à te munir de pensées positives.
Sinon, tu peux aussi allez voir un Gastro-entérologue, ou bien un urologue, ou alors encore un autres ologue, mais pas un psychologue car si tu lui parles de ton cul, il risque de te garder.
Celui-ci ne te parlera pas autant, et ne te prescrira pas un sac poubelle 50 litres plein de médicaments, en revanche il te demandera gentiment mais fermement, de te placer dans la fameuse position sus-citée de façon à te cautériser cordialement le trou de balle. Ainsi, les vilains bobos ne reviennent plus jamais.
Si cette option tu choisis, penses à lui demander si ça marche avec les poils (ça peut intéresser plein de monde).
Ah, on me signale que j’ai très mal camouflé ton problème personnel… oups !
Je sais, je suis une bouffonne, et ça c’est pas mon boulot (mais j’aimerais bien).
Macha Térangée (au placard)
15:45 Publié dans Courrier de pas tous les lecteurs | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
10 septembre 2006
J’ai décidé de m’écrire
J’ai décidé de créer une nouvelle catégorie qui se serait appelée « courrier des lecteurs ».
Or je me suis rapidement retrouvée confrontée à deux obstacles de taille :
1 : Pour qu’il y ait un courrier des lecteurs, il faut des lecteurs.
2 : Pour qu’il y ait un courrier des lecteurs, il faut des courriers.
Lesquels obstacles en génèrent automatiquement un troisième, d’une logique implacable :
3 : Pour qu’il y ait des courriers il faut des lecteurs.
Heureusement pour moi, il n’est pas nécessaire d’avoir des courriers pour avoir des lecteurs.
Je peux donc partir de cette base.
Une fois le postulat posé, nous pouvons commencer l’équation.
Vous (mes/mon lecteur(s)) : m’écrivez un courrier, auquel je réponds, ici même dans la rubrique astucieusement nommé « courrier de pas tous les lecteurs ».
En effet, si je deviens rapidement plus connue que Macha Béranger, je vous préviens de suite que je serais dans l’incapacité matérielle de répondre à tous les courriers de tous mes lecteurs, c’est pourquoi je nomme immédiatement la rubrique « courrier de pas tous les lecteurs », historie d’endiguer dans l’œuf d’éventuelles réclamations.
Est-ce que tout est clair pour vous ?
Bien, j’attends donc vos courriers que vous pouvez adresser à cette adresse : fber@neuf.fr.
Fanny B., votre spécialiste
PS : Le titre de la note est en total désaccord avec le contenu, je n’ai aucune excuse, sinon que je vendrais mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs (woho) pour un bon calembour.
15:45 Publié dans Courrier de pas tous les lecteurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




