22 novembre 2007

Les relations humaines - la suite tant attendue

La semaine dernière*, nous vous expliquions comment améliorer vos relations interpersonnelles grâce à la mise en pratique de quelques principes simples issus de l’ouvrage de monsieur Dale Carnegie (mec bien dans ses pompes du 20ème siècle) intitulé « Comment se faire des amis ».

 

«Tu peux te faire plus d’amis en deux mois si tu t’intéresses aux autres qu’en deux ans si tu attends que les autres s’intéressent à toi.» Dale Carnegie.

b353ad027e340e48321c4b03afd96190.jpg

Un ouvrage bien pratique si, comme moi, vous vous êtes débrouillé pour perdre les vôtres au poker.

En suivant les 9 premiers principes, vous avez normalement retrouvé une vie sociale harmonieuse avec votre entourage. Vous vous sentez plus détendu, plus souriant, vos cheveux sont si brillants que plus personne ne vous cherche de poux, votre visage s’éclaire comme si vous mangiez des perles de lait dans un photomaton et vous avez des relations sexuelles régulières. Vous sentez mieux de sous les aisselles, vous n’avez plus de boutons et vous avez bon espoir que docteur House revienne sur les écrans. Cela vous fait déjà pas mal de changements. Mais il manque encore quelque chose… Cette semaine, nous allons étudier comment obtenir la coopération d’autrui et rallier les autres à votre point de vue. Ce qui pourrait se traduire par « comment se faire des amis super beaux qui sont d’accord pour que vous ayez toujours raison ».

 

Ces principes s’appliquent la plupart du temps lors d’une négociation, c'est-à-dire une conversation en face à face ou deux personnes qui ne veulent pas la même chose exposent leurs arguments jusqu’à ce que l’une des deux qui n’est pas vous abdique en étouffant quelques jurons. Cela peut s’appliquer à des relations sexuelles, pour répondre à la question de F. … de Paris…  ce qui revient à peu de choses près au même sinon que ce n’est pas toujours en face à face.

 

Passons à l’exposition des principes :

10 – Evitez les controverses, seul moyen d’en sortir vainqueur

Exemple : « moi j’évite toujours les voitures controverse la route »

 

11 – Respectez les opinions de votre interlocuteur, ne lui dites jamais qu’il a tort

Exemple : « Je respecte complètement tes salades opinions, même si elles ont autant d’intérêt que la carcasse d’un poisson mort. »

 

12 – Si vous avez tort, admettez le promptement et énergiquement

Toute la difficulté de ce principe réside dans une idée simple : comment je fais pour admettre promptement et énergiquement que j’ai tort si personne ne me le dit ? C’est pourquoi le principe suivant nous sera d’une grande utilité.

13 – Commencez de façon amicale

Exemple : « Corrige moi si j’ai tort mon bichon, et je me ferais un plaisir de l’admettre promptement et énergiquement, mais tu serais pas un peu con sur les bords ? »

 

14 – Posez des questions qui font dire oui immédiatement

Exemple :

Eviter « avoir une relation d’ordre sexuel avec ma personne céant là tout de suite, ça te provoque des trucs dans ton pantalon ou bien ? »

Préférez : « Tu aimes le sexe ? »

« oui »

« Tu aimes le sexe avec les femmes ?»

« oui »

« Tu es d’accord sur le fait que les femmes ne sont pas des hommes ? »

« oui »

« Tu es d’accord sur le fait que je ne suis pas un homme ? »

« euh … ouu…i … »

« hin hin »

 

15 – Laissez votre interlocuteur parler librement

De même que procédait Freddy Krueger, qui je le rappelle était une véritable référence en terme de négociation, n’hésitez pas à insister sur le cutter… oh pardon j’ai ripé, je voulais dire à insister auprès de votre interlocuteur sur le fait que parler en toute liberté est un droit inaliénable qui lui sera dévolu jusqu’à ce que la mort le sépare.

 

16 – Accordez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui

Exemple : « Roooh dis donc, c’que t’es bien gaulé toi, r’gardez moi ces épaules »

« Meuhais nan, c’est les habits qui font ça »

« T’es modeste »

« Nan j’te jure, tu me verrais tout nu … »

« Oh dites donc mon coquin, faudrait voir à garder vos idées concupiscentes pour vous. Hein ! Je ne mange pas de ce pain là moi môsieur »

Sur la demande de la préfecture de police, je précise que « t’aimes ça salope » n’est pas une application valable du principe numéro 16, comme en attestent bien souvent les coups de griffes administrées par la petite personne qui se débat.

 

17 - Efforcez-vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur

Exemple : « Monsieur Lebanquier, moi aussi, si j’étais un gros vieux garçon frustré et sans avenir qui sent ses pets et dont le seul moment de joie de la journée consiste à mesurer la taille de sa crotte du matin, moi aussi j’aurais qu’une envie c’est de bloquer mon compte et de m’envoyer au contentieux comme une sale chipie qui n’a aucune notion de l’argent, mais je sens confusément que vous êtes capable de mansuétude … oui c’est ça de gentillesse… je sens que la pitié est l’apanage… le euh … des hommes comme vous monsieur Lebanquier… »

18 – Soyez réceptifs aux idées et aux désirs des autres

Exemple : « Tu veux bien faire la vaisselle ? »

« Non fais la toi, moi j’ai pas envie »

« Ah bon ? Et t’as envie de quoi ? »

« Euh … de regarder la télé »

« Vraiment ? »

« Oui oui »

« Ben moi aussi sauf que si je fais la vaisselle je pourrais pas, ALORS TU VAS FAIRE LA VAISSELLE  ! »

 

19 - Faites appel aux sentiments élevés

Exemple « Tu ne m’aimes pas, tu ne m’as jamais aimée. Je t’ai donné 10 ans de ma vie, je t’ai donné 3 enfants. J’ai été une épouse fidèle et serviable, et toi tu ne m’aimes pas !! »

« Mais si je t’aime euh  »

(voix suraigue) « NAAAAAAAN Tu m’aimes pas c’est tout !! »

« Mais comment faut que je te le dise ?!! »

« Euh … Fais la vaisselle pour voir ?! »

 

20 – Démontrez spectaculairement vos idées. Frappez la vue et l’imagination.

Exemple : « Chéri, regarde c’est Hollywood à la maison ce soir ! Si tu fais pas la vaisselle je te crève les yeux avec des cure-dents et je les fais bouffer à ta mère en lui disant que ce sont des boules de mozzarella.  »

 

21 - Lancez un défi

Et si ça ne fonctionne pas, insistez. Exemple : « J’parie que t’es pas cap de faire la vaisselle »

« Tu me prends pour ta bonniche ? »

« Chiche ! »

 

 

La semaine prochaine**, nous étudierons comment hypnotiser votre compte en banque.

 

 

* Licence poétique, traduisible par « il y a tellement longtemps que depuis tous vos cheveux sont tombés et la seule dent qui vous reste est encore plantée dans votre main»

** Façon de parler...

03 mai 2007

Bravitude ou rupture tranquille ?

(ça c'est très intéressant)

 

Ou l'on parlera d'amour et de cuisine du tiroir

 

"En cette période d'érection pestilentielle le débat vole haut et le déo vole bas"

Pour ceusses à qui la richesse de mon style aura échappé, on pourrait facilement traduire ceci par "Vichy : pas pire bite !"

(oui je fais de la récup de commentaires que je laisse ailleurs et si tu l'as remarqué c'est que tu as bon goût). Tout ça pour dire que s'il est une question que toute personne doit se poser  à l'heure actuelle, c'est bien celle-ci.

 

Bravitude ou Rupture tranquille ?

Que cela vous évoque-ce ? me demande-je à moi-même lorsqu'il me prend l'envie de me donner de la voyelle.

Moi ? Oh ben pas grand chose hein, sinon que je me taperai bien une pizza.

Et tandis que je soliloquai autour du choix de la royale ou de la quatre fromage. Il me vint l'idée saugrenue et pourtant légitime que finalement c'était la Hollande, l'autre pays du fromage. Ici, on a du camembert de campagne.

Oui du camembert président, oui … je sais que t'y penses, fais pas ton çui qui n'ose pas les blagues lourdingues, sinon tu serais pas sur mon blog.

Mais le camembert, de même que son homologue hollandais, faut qu'il soit frais, sinon tu peux en mourir, et pour peu qu'on ait tendance à tout généraliser on va commencer à dire que partout ou batave y'a, le lait tue.

Tout ça c'est rien que des salades, finalement.

Enfin c'est jamais que mon opinion. Et aux pignons, c'est meilleur, la salade.

Forte de mes réflexions mais peu avancée quant à ma sustentation (et là je ne parle pas encore de sexe), je décidai de me faire un vieux croûton (là … peut-être).

Et comme toujours lorsque c'est le cas (vous admettrez que j'ai un grand sens de l'à propos), il se trouve que pendant que je consommais, j'ai eu tout loisir de continuer à penser à d'autres choses tandis que mon partenaire social faisait preuve d'une certaine dégonflitude.

A ce stade des choses je tiens à préciser que toute ressemblance avec des personnes ayant croisé ma route serait fort cuite. Ou grillée si tu veux.

 

Retenant dans la simulitude un fou-rire aux allures d'orgasme, je me félicitai intérieurement de mon calembour qui n'était pas sans rappeler la bravitude. Terme inventé à la va vite pour souligner je ne sais pas quoi. Voilà ce qui arrive lorsque la candide hâte…

La bravitude, c'est un peu le courage, quand finalement tu trouves suranné de parler toujours français. Surtout que c'est la Hollande, l'autre pays du fromage. Mais ça je l'ai déjà dit. Ce que je n'ai pas dit, en revanche, c'est qu'en néerlandais du sud, bravitude signifie : tu pue de la bite.

Là tout de suite, c'est moins surfait.

Sauf que. Car il y a un sauf que.

Je suis monoglotte, moi. Et pas toujours disposée à me servir de la langue lorsque je discute avec le bout de gras de mon partenaire social. Ou plutôt lorsque je discute le bout de gras avec mon partenaire social. Pardonnez moi je suis dix lexiques à la fois, il arrive que je m'y perde.

Il n'y eut pas dispute (il n'y en eut même pas une) mais depuis ce jour, je ne reçus plus la moindre nouvelle de mon partenaire social qui, s'il lit ceci, peut ramasser ses dents en toute quiétude. Ce mot là existe en plus.

Ceci dit, partager sa vie avec une personne qui vendrait sa mère pour un calembour, c'est toujours un peu tendu, j'en conviens.

Maintenant, s'assurer une rupture tranquille en manquant à ce point de bravitude c'est un peu gauche, c'est pourquoi moi, en bonne centrifugeuse que je suis, je réconcilie les partis.

Mon vieux crouton n'aura eu ni bravitude ni rupture tranquille…

 

 

Courage, Fillion ! (elle est adroite celle-là).

25 avril 2007

Sarko mence !

Ou l'on apprend qu'il n'y a pas que les politiciens pour nous rebattre les oreilles de mensonges éhontés. 

 
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

 

C'est encore une fois devant la prétendue "sagesse populaire" que s'élève ma voix, plus habilement j'ose l'espérer que sur l'air de "Tu m'oublieras" dans un sombre karaoké parisien qui entendit le DJ me rétorquer que "ouais nous aussi on t'oubliera". 

Je doute sérieusement que la chute que j'effectuai il y a peu dans les escaliers de mon immeuble soit de nature à me rendre plus forte, en tout cas pas par les fesses. Plus colorée, ça ne fait aucun doute, de ce doux pourpre profond que l'on appelle "Hématome" et qui orne désormais la partie charnue de mon anatomie fessière, c'est à dire tout mon derrière.

 

En parlant d'Hématome j'ouvre une parenthèse sur une espèce particulière occasionnée par les chutes en haute altitude et que l'on appelle communément : Hématome de montagne.

 

Et j'enchaîne en disant que sans rapport aucun, j'entendis ce week end la phrase suivante :

"Les flics c'est tous des enculés".

 

Ce à quoi j'en suis sûre, mes lecteurs les plus fidèles m'auront déjà imaginée répondant "ah non, pas juste, on dit les flics CE SONT tous des enculés", c'est ptête pas vrai mais au moins c'est juste".

 

Sortez vous le doigt de l'oeil, j'étais de mauvaise humeur. Avinée en proportion suffisante pour flouter mon second degré, je me suis entendue répondre qu'il ne fallait pas dire ça car il existait sans doute des flics très bien et que l'institution policière revêtait une utilité non négligeable pour la protection des personnes.

Mais comme je l'ai dit en langage canin ça a pas trop porté (ouaf ouaf !).

 

Si j'en regrette la forme, je n'accepte toujours pas que l'on prenne un échantillon d'un groupe pour lui attribuer un qualificatif et généraliser par la suite ce qualificatif à tout le groupe (enfin sauf pour les portugais (et les alsaciens (et les gens de l'Oise (mais c'est tout)))).

 

Et pis d'abord j'ai des amis de l'Oise et ce sont des gens très bien (j'y marierais pas ma fille, mais bon ...).

 

Pardonnez-moi Saigneur, je ne sais pas ce que je dis.

 

Passons, suite à une discussion pour le moins éveillée, je décidai de me fourbir en notions de politique élémentaire de façon à pouvoir argumenter lors des diners.

 

 

J'ai googlisé Sarkozy

 

J'ai trouvé çà : "Il faut d'abord retrouver la maîtrise quantitative des flux. C'est une condition impérative si nous voulons restaurer une vision positive de l'immigration et rendre possible l'intégration des immigrés".

 

Alors si je comprends bien : Monsieur propose de procéder à une équation mathématique voulant que si l'inconnue que nous appelerons X passe par le sinus de la droite AB, il doit obligatoirement prouver que le cosinus est déjà placé de l'autre côté de la droite AB par le biais d'une autre inconnue que nous appelerons "Mouloud". Ainsi nous éviterons le logarithme népérien étouchelézallocs.

 

  

J'ai googlisé Royal

 

J'ai trouvé ça : "Royal Air Maroc offre un service en ligne permettant de réserver votre voyage au Maroc et d' acheter des billets d' avion aux meilleurs tarifs"

 

Ou le Sinus passe par la droite, va faire un bisou à son cosinus et ressort par la gauche.

 

Si c'est pas plus clair, c'en est pas plus basané pour autant. 

 


Bon et comme dit le grand pacifiste des relations de couple Bertrand Cantat : Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien.

 

Et comme ça l'air de rien, j'affirme qu'en vrai je suis un :  

Blog libre sans politique
Recommandé par des Influenceurs.
 
(ne vous fiez pas aux apparences) 

05 avril 2007

Réouverture imminente du présent espace littéraire (Will be back ASAP)

Bonjour

Hello

 

 

Pour d'évidentes raisons internationales, nous avons décidé de rédiger cette note de façon bilingue, dans l'objectif de contenter le plus grand nombre.

In order to become fucking famous all over the world, we decided to translate our note in english in the target to content the biggest number (which may be a number that could mesure one hundred and fifty pounds, we don't know very well).

 

 

Bien sûr, nous sommes conscient de la différence essentielle qui pourrait subvenir lors de la transition. Utilisant par trop peu la langue de shakespeare, qui certes, n'a rien à envier à celle de Molière dès lors qu'elle est employée à bon escient, nous savons confusément qu'il pourrait s'avérer décevant de penser trouver dans les traductions ci-dessous implémentées, la même saveur inique qui fait le sel de notre style fort heureusement inimitable. Mais point trop n'en faut. Nous vous demandons par la même d'être conscient, de votre côté, de la difficulté qu'il nous fallut à nous autre natifs de France pour maitriser les infinies subtilités de notre propre langue.

One should not push mémé in the nettles.

 

 

Quoi qu'il en soit

What ... which ... be ... whatever ...

 

 

Nous vous informons par la présente que nous serons fort bientôt de retour sur le présent blog, décidés comme personne à vous faire vivre l'aventurrrre éditoriale qui vous fera plus que jamais dire "oh puté j'ai mouillé la culloteuh".

Are you kidding ?

 

 

Etant depuis quelques semaines en des temps houleux qui virent s'enchaîner travai, famille et patrie chercher du pain mais pas encore de revenus et autres combats mortels, nous sommes actuellement en train de tenter de garder un emploi jusqu'à la fin de la première année d'exercice, nous vous demandons humblement de faire preuve de compassion face à notre absence prolongée, et incitons nos nombreux lecteurs à ne jamais baisser les bras, des fois qu'il y ait des oursins en dessous ...

The big lier above is trying to forget her aborted love story with a depressiv librarist and tempting to resist to the assault of two ex including a married man completely fetichist with her foot and a super hero named Al Battor... but if one ask you, we were not here...

 

 

Priez pour nous pauvre chômeurs.

Horny bitch...

 

 

Fanny Berrebi International (FBI)

 

 

PS : Nous vous prions de bien vouloir excuser les éventuelles erreurs de traduction, notre traducteur habituel ayant été retenu par d'importantes obligations diplomatiques.

PS : I am banging your wife buddy, if you are not happy, go to plumeau !

 

PS2 : tu me le paieras, salaud !

Super Nintendo : Das traductor esta muerte by overdose of frelatted patatartinay ...

13 novembre 2006

10 (BONNES) RAISONS DE NE PAS TROMPER SA PETITE AMIE


 

1.

Improbabilité:

C'est la seule avec qui vous avez envie de coucher.

 

 

 

 

2.

 Certitude:

C'est la seule qui a envie de coucher avec vous.

 

 

 

 

3.

Logistique:

Les filles ne font pas non plus la queue sur votre paillasson.

 

 

 

 

4.

 Danger:

Vous avez oublié comment on fait pour enfiler... un préservatif, je veux dire.

 

 

 

 

5.

 Respect:

Vous avez envie de pouvoir encore la regarder dans les yeux, d'autant plus qu'ils sont très jolis, ses yeux.

 

 

 

 

6.

 Honnêteté:

Vous allez lui dire, elle vous quittera et vous serez triste et malheureux jusqu'à la fin de votre vie.

 

 

 

 

7.

 Modestie:

Vous n'avez jamais connu une fille aussi belle et intelligente qu'elle.

 

 

 

 

7bis.

 Mauvaise foi:

D'ailleurs vous n'en connaîtrez jamais.

 

 

 

 

8.

 Magie noire:

Elle vous a jeté un sort et vous en connaîtrez plus jamais un orgasme avec une autre femme.

 

 

 

 

9.

 Biologie:

En fait elle vous a refilé son herpès.

 

 

 

 

10.

 Rêve:

Allez, avouez le, vous l'aimez!

 

26 juillet 2006

Comment négocier le virage quand t'as le bazar qui fout le camp ? Ca va être du propeuh c'soir (Art gothique et autres dialectes)

Le gros problème de la vie finalement, c'est d'arriver à fabriquer des choses constructives avec tes doigts quand ta seule envie là maintenant tout de suite, c'est de te caler dans le fond de ton paddock pour rêvasser à des trucs que faudrait pas, si tu réfléchissais deux minutes, mais tu peux pas, parce que dès que tu réfléchis deux minutes, tu penses précisément à ces trucs qu'il faudrait pas et qu'en fait tu tournes en rond dans ta tête et même que t'aurais un petit début de gerbis qui te monterait que ça t'étonnerait guère.

 

En bref : Comment justifier un salaire somme toute pas désagréable à recevoir dès lors que quand tu lèves un sourcil t'as l'impression que tu vas t'évanouiller ?

 

Ou comment niquer ta journée en te triturant la caboche inutilement en 3 étapes, fais toi plaize, c'est moi qui offre, c'est boublech.

 

Sachant qu'une personne de type socialement intégrée procède chaque jour à un archivage rigoureux et méthodique des sujets de pensées dits autorisés avec un mode d'activation automatique réglé comme une horloge tel que suit :

 

Phase 1 (10-18) : je ne suis que travail.

 

Phase 2 (18-23) : je suis une bouche qui (au choix) mange ou parle (ou les deux) et je pense à ce à quoi pensent les gens à qui je parle sinon risque de destructuration du dialogue, problèmes de communication, claques dans la gueule, pas bonne soirée.

 

Phase 3 (23-dodo) : je peux enfin laisser aller mon moi à ces rêveries pour peu qu'il n'y ait à mon côté quelque personne choisie par mes soins pour m'accompagner dans cette existence. Mais en fait non, y'a pas, sinon tu penses bien que j'aurais pas à esquiver toute la journée des pensées au sujet de ce sujet (quoi tu croyais que je pensais à quoi ? Mes problèmes de fric ? Ha ha ... t'es un marrant toi nan ?).

 

Phase 4 (until the reveil start to fuck sa mother) : je dors.

 

Tu vois cette organisation militaire ? Parfaite. Ton but à toi sera de faire la même chose, dans l'ordre qui te sied le plus, ou qui te pied le suce, après c'est toi qui voit (quand je te dis que tu fais ce que tu veux tu m'écoutes ou t'as les esgourdes bouchées?).

Allons y

 

Etape 1 : Le réveil start to fuck sa mother, t'as même pas encore compris qu'en fait t'es pas en train d'allumer tout le public du karaoké de Laye les Roses (Alleeez les roses) comme tu croyais dans ton rêve mais qu'en fait c'est Lara Fabian qui pousse la vocalise sur ta tocante bouge-seufs que t'es d'jà en train de penser à les trucs qui faut pas.

Tu lèves un oeil torve sur ton lazarboque de leveilrance qui signifie bazar de réveil en loucherbem, là tu louches, et BEM ! Tu snoozes.

Tu sais ce que tu fais là, tu maitrises, tu contrôles. tu risques d'être à la bourre chantmé, t'en as conscience, mais tu serres la pogne au danger comme un vrai gars de la rue qui s'est pris des coups de barre à mine dans les molaires. Bon, toi t'es une gonzesses de la ville qui s'est jamais rien pris d'autre qu'une mine de critérium dans l'incisive un jour ou que t'étais en rade de cure-dent, mais qu'importe, t'es pas tout à fait réveillée, alors tu pourrais aussi bien être une licorne en djellaba qui tape sur des veuves de Gainsbourg, que ça serait le même tarif.

 

Etape 2 : A y est t'es levée. Comme t'es du genre décideur dans ton genre, t'as déjà levé l'option sur le brushing et le mascara. Parce que faut pas croire, hein, t'as le choix, faut pas se leurrer ni se voiler la face, même si ça règlerait le problème du maquillage, t'as choisi en toute conscience de rester naturelle. Mais tu prends sur toi quand même pour te nettoyer le bouzin et te laver les chicots, sinon tu sens que tu vas sentir. Ou tu vas sentir que tu sens, c'est selon.

Comme t'es aussi péchue qu'un hareng mariné, tu saisis ton godet de café double-dose et tu le sifflote en te coiffant la tignasse. C'est con, tu t'es déjà lavé les ratiches, va falloir recommencer si tu veux pas entamer ta journée et chmoutant du claque-merde.

 

Etape dans tes mains : Tu vas au charbon et tu prends sur toi. Et ce pendant les 8 ou 9 prochaines heures et pas de tménick "chépas ce que j'ai" hein !! Faudrait voir à pas compter trop sur les autres pour faire tout le taf à ta place, estimes toi heureuse d'avoir le temps de bloguer et fais pas ta majorette quand on vient te dire d'arriver à l'heure, tu commences pas aux aurores non plus.

 

Ca te défrise hein, toute cette liberté d'expression capillaire, et ce ton cavalier, ben ouais mon pote, c'est ça d'avoir autant de classe que de beurre au cul.

 

Allez hop hop hop... j'veux plus t'entendre...

J'préfère m'en aller plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourde.

 

Fanny Berrebi, pour pas vous servir à grand chose, en mode fémoipach...

07 mai 2006

Les relations humaines

Elément ô combien important de la vie socio-professionnelle, les relations humaines sont au coeur de la vie socio-pro ... et zuuuut j'ai encore agencé ma phrase n'importe comment.

Les relations humaines et la confiance en soi figurent au premier rang parmi les "moteurs du succès" identifiés par Dale Carnegie, fondateur de l'organisme éponyme spécialisé dans la formation et le coaching.

Tant de perspicacité, ça me laisse coite, et non ça me les squatte, me disais-je alors que je parcourai ébaubie le livre intitulé "comment se faire des amis" de l'auteur susnommé.

Non mais dites donc, pensai-je alors non sans imiter Bourvil avec un certain talent, j'ai pas besoin d'amis, j'ai besoin de travail. D'autre part, il est gentil mais il ne m'apprend rien, je savais déjà, comme tout le monde d'ailleurs, que pour améliorer sa vie socio-professionnelle il était plus pertinent de maîtriser les relations humaines que le pas chassé/tourné qui fait les grandes heures des compétitions de Madison. Alors bon.

J'étais jeune et totalement incohérente, c'est pourquoi je me présentai toute bougonnante à une session de formation de l'organisme du même nom ("Dale Carnegie" pas "bougonnante", vous serez gentils de suivre).

Expérience enrichissante s'il en est, en cela je ne parle pas de son prix mais bel et bien de son apport personnel et professionnel complètement bouleversifiant.

Mais je m'en vais surtout vous parler du livre injustement intitulé "Comment se faire des amis" dont le titre original "How to win friends and influence people" montre bien la différence, celle là même qui nous oblige à le cacher dans un exemplaire du Da Vinci Code pour le lire dans le métro.

medium_2253009105.08.lzzzzzzz.jpg
Outre sa couverture digne des plus belles pages modes des années "Dynastie", cet ouvrage n'est pas une référence en terme de coiffure.

Dale Carnegie livre au chaland neuf principes simples et explique avec force détails et pléthore d'anecdotes, comment l'application de ces principes peut vous aider à faire des tas de choses comme améliorer vos relations avec le chef de service belliqueux qui vous refuse l'augmentation tant désirée, et pour répondre à la question de F. de Boulogne qui souhaite garder l'anonymat, nous pensons qu'en effet, ça peut aider à serrer des mecs en boite, mais on en est pas sûrs.

Passons maintenant à l'exposition des principes.

1. Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas.

Exemple : évitez les phrases de type "Espèce de petite XXXX de XXXX de sa XXX, qui c'est qui m'a foutu une XXXX pareille, je vais te XXXX la XXXX".

Préférez : "Madame Gonzales, je conçois qu'il soit parfois difficile de multiplier les taches comme vous le faites admirablement avec votre époux, mais de là à mettre mon colis La Redoute dans le vide ordure, il faut sérieusement songer à arrêter de boire madame Gonzales".

2. Complimentez honnêtement et sincèrement.

Exemple : "Ma chérie ta nouvelle coupe te va à ravir, très créatif vraiment, cette technique du ciseau à ongle, c'est l'avenir".

3. Suscitez un vif désir de faire ce que vous proposez.

Exemple : "touche mes castagnettes moi je touche à tes ananas" (gagnant-gagnant).

4. Intéressez-vous réellement aux autres.

Exemple : "Allez, dans l'ordre : Fernando, Gustavo, Alberto, Ricarda, Octavia et Eugénie. C'est ça madame Gonzales ? Ah j'ai oublié Ignace, votre petit dernier !! Zut ! Allez je recommence encore une fois."

5. Ayez le sourire.

Pour vous faciliter la tâche, adaptez votre vocabulaire avec des mots à sonorités ad Hoc, exemple : "Chériiiiii, j'ai miiiis ton pull griiiiiiis dans la machiiiiine avec la capeliiiine d'Hugueliiiine, il en est sortiiiii tout rabougriiiiii."

6. Rappelez vous que le nom d'une personne revêt pour elle une grande importance.

Se rappeler, par exemple que madame Gonzales s'appelle en fait madame Carneiro pourrait améliorer considérablement la destination de vos colis la Redoute.

7. Sachez écouter, encouragez les autres à parlez d'eux-même.

Solution alternative : apprendre à dormir les yeux ouverts en dodelinant de la tête à intervalles régulières.

8. Parlez à votre interlocuteur de ce qui l'intéresse.

Exemple : "Mais dites moi un peu, votre grand mère, elle pratiquait le cyclisme pour le loisir ?"

9. Faites sentir aux autres leur importance et faites le sincèrement.

Ce dernier principe puise son importance dans son dernier concept : la sincérité.

Ainsi il convient de se souvenir qu'un compliment argumenté d'une preuve vaudra toujours mieux qu'une vile flatterie des faubourgs, sauf si votre seul objectif est d'obtenir un fromage, mais ça fait bien longtemps qu'on a plus vu des corbeaux bouffer du calendos sur une branche d'arbre.

 

Dites simplement : "Fanny, si ton blog n'existait pas, je serais obligé de mater la redif de "trop belle la vie", ce qui me mènerait immanquablement à développer des pulsions suicidaires par overdose de nutella frelatté".

 

Fin des programmes.

19 février 2006

Apprenez la Kabbale

  Texte commandé par Charles Liebert

Kabbala_1cliquez sur l'image

 

 

 

 

 

 

 

Kabbale (nf) [ma-kabal-o-kanada] : Les avis divergent (et dix verges, c'est le minimum pour une bonne prière).

Etude de la mystique juive.

 

Mystique juive (nf) [fam-fol-a-la-messe] : Réflexion destinée à se rapprocher de Dieu par l'étude de la Thorah sous forme d'explication de texte particulièrement alambiquée.

 

L'enseignement kabbalistique postule que le mot porte la réalité de la chose qu’il désigne (« Davar » désigne le mot et la chose).

Ainsi, chaque mot des écritures sera-t-il étudié sous cette forme :

1 : Peshat : interprétation simple (lecture au premier degré)
2 : Remez : allusion, recherche du sens caché (typographie, polysémie...)
3 : Derash : vue globale regroupant toutes les interprétations possibles (exhaustivité)
4 : Sod : le "Mystère", l'accès au sens lui-même, l'essence de la Kabbale.

Or chaque définition de chaque degré comportant plusieurs mots, il seront eux aussi un par un décryptés selon le même schéma.

Comme s'exclama le grand Rabbi Boché en abordant pour la première fois l'étude des écritures : « Voy, voy, on est pas rendus ».

Ainsi, la Kabbale est-elle réservée à une élite totalisant au moins 10 ans d'études talmudiques et composée de grands rabbins érudits. Et Rudy, parce qu'il connaît du monde.

Sur ce principe, et si l'on s'en réfère au schéma d'étude ci-avant exposé, on peut considérer que Madonna est moins juive que Sharon Stone.

Sharon Stone :

1 : Littéralement : « la pierre de Sharon ».

2 : Pierre, désigne-t-il l'ami ou le caillou de Sharon ?

3 : Et puis d'abord, d'où vient cette pierre ? Est-ce une pierre Palestinienne ? Alors il serait impossible que Pierre soit l'ami de Sharon ... hmmm ça se complique...

4 : Pierre est-il une femme ? Un chanteur ? Une chanteuse ? « Est-il brune ? A-t-il gagné l'Eurovision ? Bienvenue à Qui est Qui !

Etayons maintenant notre thèse avec une série d'arguments, certes culottés, mais pertinents.

Prenons le couple juif. Qui porte la culotte ?

Hier encore j'en parlais avec Dove. Lequel défendant la position des hommes, me faisait remarquer que la kabbale est réservée aux hommes.

Ce à quoi j'y répondis : « Mais c'est une religion transmise par la mère, celle là même qui hier encore vous houspillait vertement : « contchinue à dépenser de l'argent, Dove, contchinue !!! ».

« Ah vous le savez ?»

« Nous le savons, Dove »

Alors qui porte la culotte ?

Preuve ultime que ni Madonna ni Sharon Stone ne sont juives. Si la première la lance au peuple, la seconde l'oublie (« quoi ? Vous allez m'inculper pour non-portage de culotte ? »).

De même que le bouddhisme connut ses grandes heures fin 90, les années 2000 virent-elle l'apparition de la Star-kaballemy, mouvement pyramidal de conversions successives par célébrités interposées se passant le fil (rouge) à la patte, ou se faisant tatouer des mots en hébreu au mépris des règles de la religion juive, d'ailleurs.

 

Il nous reste peu de mots, auxquels nous ajoutons (tant pis) « Charles, je te hais », pour vous expliquer que le « Centre d'étude kabbalistique » assimilable à un mouvement sectaire n'est PAS La Kabbale, art séculaire issu d'une tradition vieille de 5766 ans.

Et qu'il n'est en pas pertinent d'associer les mots « Kabbale » et « secte », comme il fut fait à une heure de grande écoute par des journalistes qui mériteraient de voir leur carte de presse estampillée M6 enfoncée dans leur fondement.

C'est donc avec fierté que je porte aujourd'hui l’authentique « Fil Rouge » traditionnel, disponible à un prix raisonnable près du Mur des Lamentations à Jérusalem ou au Tombeau de Rachel à Bethléhem.

 

 


 

(photo d'origine sur Potinblog, car on est pas chez les sauvages ici ...)


Amen !

 

Le titre de ma prochaine note « Et si le tout Hollywood devenait juif ? Qui regardera les films de Mel Gibson* ?»

 

*Ancien acteur beau gosse reconverti en réalisateur antisémite relativement de merde.

06 juin 2005

Doit-on prendre le dossier ERIKA avec des gants ? - Conférence du stage Ecole du Barreau année 2000

La conférence du stage est un concours d'éloquence organisé par l'école du barreau (non ce n'est pas une nouvelle sexe academy).

Ma soeur y ayant participé j'ai eu l'immense honneur d'être l'auteur de sa performance.

J'ai fait beaucoup de progrès depuis 2000 soyez indulgents merci.


Conférence du stage
25/04/2000 - Premier tour

DOIT-ON PRENDRE LE DOSSIER ERIKA AVEC DES GANTS ?

Rappelons tout d'abord les faits car je tiens, non seulement une forme terrible mais également à ce que la situation soit bien claire.

Il serait effectivement vain de pérorer habilement comme je vais tenter de le faire sur un sujet fort alambiqué dont le débatteur lui-même ne saurait être le narrateur avant tout.
Il serait également vain d'essayer de respirer pendant la phrase précédente.

Un certain 12 décembre 1999, le pétrolier maltais ERIKA pris dans la tempête se brisa en deux, se vidant de son mieux de son terrible chargement.

J'ouvre ici une parenthèse fort à propos sur le fait que cette désastreuse histoire me rappelle une autre histoire, de bateau également, brisé en deux itou, un certain jour d'avril 1912.
A cela près que les pauvres passagers du Titanic on eu, eux, la décence de ne point venir s'échouer sur le littoral avoisinant, souillant sans vergogne le charme bucolique de nos plages charentaises.

En bref (car il était temps d'être bref), un véritable fléau écologique dont les guillemots, macareux et pingouins de la région se souviendront longtemps.
Côtes noircies, oiseaux englués, futurs touristes apeurés, changeant au dernier moment la destination de leurs vacances; c'est par là même une catastrophe économique pour les commerçants, révisant à l'avance leurs mathématiques dans l'idée qu'ils pourront compter longtemps sur la présence desdits touristes.

Un désastre TOTAL également pour la société du même nom qui eu l'infortune d'affréter ce maudit bateau.
Huée de tous côtés pour son manque de sérieux quant aux précautions dues à ce genre d'expédition, celle-ci préféra en premier lieu se réfugier dans un silence dont les interprétations multiples firent plus de bruit qu'elle n'eut pu en faire si elle en avait parlé.

Alors, dépitée, elle se réfugia cette fois derrière l'incompétence d'une société italienne dénommée RINA, qui elle même attribua les faits à une avarie dans la coque, invisible à l'œil nu, parce que située sous la ligne de flottaison, et provoquée par une cause inconnue.
(Vous comprendrez qu'on ne fait vérifier la structure d'un bateau que par des professionnels et non par des hommes grenouilles).

C'est donc à coup de rapports tombant à pic et de conclusions d'experts que ces deux là (FINA et RINA) voulurent prouver que la structure du bateau n'était pas affaiblie, ne mettant aucunement en cause la validité de leurs vérifications préalables.

Mais si NOUS, vous et moi, voulons bien admettre que ce bateau, victime d'une avarie invisible et qui plus est de cause inconnue (à quoi bon chercher plus loin) s'est brisé en deux tout seul, sans même un iceberg pour l'y aider, tout le monde ne le vit pas de cet œil là.

Mensonges ? Excuses ? Vérités ineffables ?
Quoi qu'il en soit, ces rapports firent couler plus d'encre qu'il n'eut pu y avoir de mazout dans les cuves de l'Erika.

Prise de court et menacée par une opinion publique grognassante, la finaude FINA se mit à promettre de l'aide, prête à se salir les mains dans le sable mazouté de nos paysages côtiers.
Certains trouveront là un moyen de se tirer de cette épineuse situation.
D'autres diront que c'est un pas vers l'avant d'autant plus difficile à franchir que c'est un peu avouer sa faute, si faute il y a.

Doit-on, pour le savoir, y fourrer son nez carrément ? Ou s'armer de précautions et notamment, puisque c'est le sujet, de gants ?

Nous touchons ici du doigt l'ESSENCE même du problème, quoique, ne puis-je m'empêcher de penser, le port de gants amoindrirait considérablement tout risque de maladies indésirables.

Mais, outre le fait qu'il est malaisé de mettre un gant sur son nez, à trop soigneusement manipuler ce tortueux dossier, on pourrait ne plus en sortir grand chose.

N'oublions pas que des gants trop épais font perdre, c'est bien connu, une sensibilité tactile, dont beaucoup de ménagères ont terriblement manqué jusqu'à l'arrivée des gants Mapa.

Certes, vous diront quelques hypocondriaques et théoriciens de la transmission du cancer par le mazout, Mapa, ou pas Mapa, des risques existent.

Cependant, vous rétorqueront d'autres amoureux de la vérité, de la nature ou kamikazes en tout genre : de même que tout fumeur ne développe pas forcément un cancer du poumon, tout toucheur de fioul sans gants ne développe pas forcément un cancer de la peau.

ATTENTION, je ne vante pas ici les mérites du savon MONMAZOUT mais ce n'est pas parcequ'il ne faut pas se laver les mains avec, qu'il faut s'en laver les mains.

Donc oui, mais non, c'est en ces quelques mots que se résume l'opinion bien affirmée qui est le mienne et qui est celle à laquelle je me réfère le plus souvent lorsque je m'interroge.

A priori, me direz-vous, c’est une réponse bien normande pour une question qui ne concerne que le sud de la Bretagne.

Mais je l’affirme : OUI, nous devons porter des gants pour aller crapahuter gaiement sur les côtes engluées de nos vacances d’antan, même si ce n’est pas drôle et que cela fait d’horribles marques de bronzage.
Mais NON, nous ne devons pas mettre de gants pour creuser dans les méandres d’un dossier qui, après avoir nagé du Sud Finistère à la Charente Maritime sur une petit coquille de fioul, a toutes les chances d’être illisible.
Car il nous importe de savoir qui est la cause d’un tel désastre, si l’on exclut par pure logique, la thèse de l’avarie mystère.

C’est donc sans arrière pensée que je m’apprête à affirmer, concluant là dessus cette intervention qui, bien que fort verbeuse s’est voulue intelligible, que pour une fois c’est sans mettre de précautions que l’on peut empêcher ERIKA de se reproduire.

MERCI

Sens sans Constance n'est que ruines et larmes - Conférence du stage Ecole du Barreau année 2000

Conférence du stage - Ecole du barreau : deuxième tour

18/05/2000

Oui nous avons été au deuxième tour.

Oui nous sommes fières oui merci.



SENS SANS CONSTANCE N’EST QUE RUINES ET LARMES

Sujet du baccalauréat 2000, épreuve de philosophie.

Vous réfléchirez sur cette sentence en ponctuant vos réflexions d’exemples précis et commentés.
L’usage de mots grossiers et de la calculatrice sont strictement interdits.

- Selon le célèbre philosophe, dont je tairai le nom, moins par pudeur ou droits d’auteurs quelconques que par oubli pur et simple, la question du sens ne se pose pas en terme de constance, mais plutôt en terme d’objection de puissance.
Dans son ouvrage : La puissance de l’incompréhension par la phrase, il affirme qu’objecter à la constance du sens, l’objection de la puissance sensible en référence au monde pragmatique de Platon serait, je cite : « Une alternative au problème continu du courant éclectique ».

Cette théorie, qui a longtemps inspiré les philosophes de l’école des électriciens de Vincennes, est apparue au milieu du siècle, en opposition au très contesté ouvrage : L’Emprise des sens, du très contestataire Professeur Oilga ZOILMAZOUT.

Dans son livre, il soutient que l’essence étant apparue dans notre civilisation avant le fil, elle dispose d’un prédominance directe sur la prise.
Par conséquent, je cite : « L’invention de l’électricité ne serait qu’une vague alternative au problème de contenu du courant électrique ».

Notons que les avis sont encore très controversés quant au fait de savoir si le professeur ZOILMAZOUT aurait plagié le philosophe dont le nom m’échappe, ou inversement.

Quoi qu’il en soit, ces théories contradictoires qui voient s’affronter deux notions différentes des sens, ne font encore que peu de référence à la question des ruines et des larmes.
Une question qui, par contre, s’est vue largement développée dans le roman philosophique du docteur DEPROUST.

Docteur en chirurgie plastique et professeur à l’université, le docteur Madeleine DEPROUST a écrit ce roman peu après s’être fait elle-même son propre lifting.
Les théoriciens contemporains s’accordent sur le fait qu’elle fut une grande spécialiste sur la question des ruines.

Ayant pour prétention d’être, je cite : « Un témoignage objectif sur les dangers d’une constante perte de ses vingt ans », celui-ci s’avéra être un véritable essai sur la désolante perte de ses sens.

Elle y développa notamment l’idée que, je cite : « Le sens de la séduction, si irrésistible soit-il, s’atténue forcément avec l’âge, conséquemment à quoi le sens de la réflexion s’efface, derrière le violent désir d’endiguer le processus constant d’entropie par un feed-back si possible positif, dans le seul but d’être constamment dans les souliers d’une jeunesse de vingt ans ».

Il semblerait que, vers la fin de son récit, Madeleine DEPROUST se soit plus attachée à montrer des sentiments, jusque là dissimulés sous un voile d’érudition (notons qu’elle même a fini sa vie sous un voile de dentelle noire).

La théorie de Madeleine s’est pourtant vue fustigée par son ex-mari, un illustre inconnu qui s’est fait remarquer en déclarant publiquement, je cite : « L'avait qu'à faire gaffe à ses godasses ! » ...

Cette réflexion donna lieu à d’importants affrontements philosophiques, par ouvrages interposés, entre l’école de la Méta-physique d’Avignon et celle de la Méta-sensibilité de Côté, la première soutenant Madeleine, sous le slogan, je cite : « Sous le pont d’Avignon, on y danse, on y danse », tandis que la seconde affirmait systématiquement qu’au contraire : « Sous le pont Mirabeau, coule la Seine ».

Outre ces deux écoles, le courant intellectuel de l’époque, influencé par la légèreté des mœurs préférait s’attacher à la question de la conscience.

Ce n’est que bien plus tard, à la fin du 20è siècle, qu’un écrivain, alors inconnu, mettant en relation la question de la conscience et celle de son orientation, y ajouta celle du sens et y fonda sa théorie sur Le sens de l’orientation.

Pour cela, il s’appuya sur l’histoire véridique et pourtant peu connue de D’Artagnan, le quatrième mousquetaire.

Dans son ouvrage : D’Artagnan à Lyon, par Bernard AMISSE, celui-ci raconte l’histoire suivante :

Fraîchement vainqueur d’un duel au soleil voulu par le compte Etienne de Daho, D’Artagnan s’en retourna guilleretement vers Paris, où il pensait retrouver, dans l’ordre :

1. Ses compagnons, Athos, Porthos et Bern, à qui il raconterait ses duels, dans une ambiance avinée de mousquetaires en vacances.
2. Sa promise, sa dulcinée, qu’il épouserait dès que sa cuve serait achevée.

Malheureusement, celui-ci se perdit malencontreusement pour atterrir au beau milieu de Lyon, patrimoine historique de l’Unesco (notons le au passage).
Un passant, à qui il eut la malchance de demander sa route, lui indiqua qu’il se trouvait au beau milieu du 5è arrondissement.
Malheureux mot qui fit croire à notre gascon qu’il se trouvait dans son cher Paris.

Il chercha la maison de sa bien-aimée, pourtant reconnaissable par l’inscription : « Auberge Bonacieu, ici on ne fait pas de crédit ».
Un instant troublé par la vision au loin d’une maison surmontée de l’inscription : « Aux frères de Vénissieux, ici on ne pêche pas, on prie », il s’aperçut soudain qu’il s’était perdu.

Conscient, malgré son taux d’alcoolémie presque illégal lorsque l’on dirige un cheval de cette taille, qu’il n’était pas normal de se perdre dans ce qu’il croyait être Paris, celui-ci tournait en rond, en larmes, au milieu des ruines Gallo-romaines de Lyon, répétant sans cesse :

« Ca n’a pas de sens, où es tu, Constance ? »

FIN DE CITATION

De cette histoire triste, mais à la fin heureuse, Bernard AMISSE tira cette citation, sujet de ce devoir, selon laquelle, effectivement : « Sens sans Constance n’est que ruines et larmes ».

Car c’est après plusieurs années d’interprétations et de théories diverses que l’on découvrit que la signification ne se trouvait pas ailleurs que dans cette histoire, AMISSE ne l’ayant compliquée que pour la rendre plus poétique.

Le philosophe anglais Alexander DIOUMASSE, qui s’est longtemps penché sur la question aurait déclarée, dépité, je cite : « Je n’y comprends rien, je n’y comprends rien, il était à Lyon et non à Sens ! ».

Pour conclure, je citerais à nouveau le professeur ZOILMAZOUT, qui déclare dans son ouvrage : La pire dépense, qu’en fin de compte, la phrase de Bernard AMISSE ne serait, je cite : « qu’une alternative au problème convenu du courant esthétique ».

MERCI (encore)